Le 8 septembre
2003 - D'après notre étude réalisée
pour Dimanche-Ouest France, la sécurité
dans les établissements scolaires apparaît
comme la priorité numéro un de l'école
aujourd'hui (47%), loin devant le nombre d'élèves
par classe (27%) et l'apprentissage de la lecture (24%).
Autre enseignement de notre étude : 11% des
parents d'enfants scolarisés envisageraient de
manière certaine de les placer dans l'école
privée (31% au total).
La lutte contre la violence scolaire :
la priorité des priorités
La sécurité
dans les établissements scolaires est clairement
désignée par les Français comme la
priorité n° 1 de l'école aujourd'hui (47%),
et cela quels que soient les segments de population considérés.
Elle est massivement citée par les sympathisants
de droite (53%), mais elle occupe aussi la tête
de la hiérarchie des problèmes à
traiter pour les sympathisants de gauche (42%).
Arrivent
plus loin derrière en deuxième et troisième
position le nombre d'élèves par classe (27%)
et l'apprentissage de la lecture (24%).
En revanche,
ce qui relève du contenu des enseignements, qu'il
s'agisse du " renouvellement des méthodes
pédagogiques " (9%) ou de " l'apprentissage
des langues vivantes " (6%), ne constitue pas
à proprement parler un enjeu pour l'opinion publique.
Les missions de l'école :
l'apprentissage de la vie en société et de la vie professionnelle
Les attentes
exprimées par les Français dessinent une
école utile qui doit remplir principalement deux
missions : apprendre aux élèves à
vivre en société avec les autres (32%),
et les préparer à la vie professionnelle
(30%). L'acquisition d'une bonne culture générale
arrive en troisième position avec 26%. Notons que
pour les parents d'enfants scolarisés, la dimension
de préparation à la vie professionnelle
(34%), constitue un souhait plus élevé que
pour le reste de la population.
La tentation
du privé : une réalité
Violences
scolaires, grèves du printemps dernier, la sanction
pour l'école publique est sévère :
11% des parents d'enfants scolarisés envisageraient
de manière certaine (31% au total) de les mettre
à l'école privée, notamment au sein
des familles d'employés et d'ouvriers (13%). Cette
tentation existe aussi à gauche : 13% des
sympathisants de gauche (29% au total) pourraient faire
passer leurs enfants du public au privé.