Transports publics :
le regard des Français et des élus



 Le 8 novembre 2007 - Notre étude réalisée pour le GIE Transports Publics auprès des Français et des élus (maires et 1ers adjoints de communes de plus de 20 000 habitants ; présidents et vice-présidents de collectivités de plus de 20 000 habitants) permet de faire le point sur leur opinion comparée des transports publics. Principaux points abordés par cette étude : leur perception des principaux émetteurs de gaz à effet de serre ; leur jugement sur les émissions de gaz à effet de serre liées aux voitures ; les actions à mettre en œuvre pour réduire ces émissions ; leurs jugements sur les mesures visant à réduire les déplacements en voiture.

Principaux émetteurs de gaz à effet de serre :
un constat différencié des Français et des maires

Interrogés sur les secteurs qui, selon eux, contribuent le plus aux émissions de gaz à effet de serre, Français et maires placent dans le duo de tête la circulation automobile et l’activité industrielle.

Si 76% des Français désignent l’activité industrielle comme principal contributeur, la circulation automobile apparaît comme le deuxième secteur, loin devant les autres activités (70% des Français citent la circulation automobile en premier ou en second).

Les maires eux sont plus critiques vis-à-vis de la circulation automobile et la place en tête des activités qui contribuent le plus aux émissions de gaz à effet de serre, citée par 82% d’entre eux. Vient ensuite l’activité industrielle, citée dans de moindres proportions toutefois (68%), mais bien devant les autres activités comme la vie urbaine (29%), les autres modes de transport (8%) l’activité agricole (6%) ou encore la production de l’énergie (6% également).

Pour les Français comme pour les maires, la nécessité de changer les comportements pour limiter les émissions de gaz à effet de serre liés aux voitures

Quel que soit le constat des Français et des maires concernant les principaux responsables des émissions de gaz à effets de serre, tous s’accordent pour dire qu’il va falloir changer de comportement à l’avenir pour diminuer celles qui sont liées à la circulation automobile.

Dans le détail, 52% des Français pensent que les progrès technologiques sur les voitures vont dans le bon sens mais que les Français devront tout de même changer de comportement à l’avenir, cette opinion étant davantage partagée par les maires (66%).

Une proportion non négligeable de Français (39%) et, dans une moindre mesure, de maires (31%) se révèle un peu plus alarmiste et pense que les progrès technologiques sur les voitures ne sont pas suffisants et que les Français doivent rapidement changer de comportement si l’on veut obtenir des résultats.

Enfin, il est à noter que seuls 2% des Français, et de manière surprenante, aucun maire affirme qu’il n’est pas nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre liés aux voitures. La prise de conscience de l’effet de la circulation automobile sur les émissions de gaz à effet de serre semble donc désormais généralisée.

Développer l’usage des transports en commun : priorité pour les maires et comportement auquel les Français sont massivement prêts à consentir.

Dans la pratique, 87% des Français se déclarent prêts à marcher ou utiliser plus souvent le vélo en ville (dont 57% tout à fait) et 84% à utiliser plus souvent les transports en commun en ville (dont 57% tout à fait). Dans le même ordre de grandeur, près d’un français sur 8 se dit prêt à restreindre l’usage de la voiture dans certaines circonstances (pics de pollution, accès au centre-ville), dont un sur deux, tout à fait prêt.

Interrogés sur les actions qu’ils estiment importantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les maires placent en tête le développement des transports en commun. Pour 73% d’entre eux en effet, il est prioritaire que les Français utilisent plus souvent les transports en commun en ville. Vient ensuite l’utilisation plus fréquente du train pour les trajets longue distance (déclarée prioritaire par 64% des maires), pratique que 76% des Français se montrent prêts à faire (dont 48% tout à fait).

Des mesures concordantes pour réduire la place de la voiture
dans les déplacements quotidiens

Mesure préférée des Français et des maires pour réduire la place de la voiture dans les déplacements quotidiens : l’attribution de files réservées aux autocars sur les routes et voies rapides. 84% des Français y sont favorables, pour 75% des élus.

Par ailleurs, les trois quarts des Français (76%) et des élus (74%) se montrent favorables aux mesures d’interdiction d’une partie de la ville à la circulation automobile. Par contre, l’installation d’un péage urbain tout comme la réduction du nombre de places de stationnement en ville sont largement rejetées par les Français (67% ne sont pas favorables à la première, 65% à la seconde), et par les maires (respectivement 64% et 57%).


Fiche Technique

Volet Grand public :
- Échantillon national de 1006 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus interrogé au téléphone
- Enquête réalisée par téléphone sur deux vagues d’Omniphone les 28-29 septembre 2007 et les 3-4 octobre 2007. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Volet Élus :
- Echantillon national de 200 élus : maires et premiers adjoints de communes de plus de 20 000 habitants ; présidents et vice-présidents de collectivités de plus de 20 000 habitants (communautés urbaines, communautés d’agglomération et communautés de communes).
- Enquête réalisée par téléphone du 1er au 19 octobre..


Plus d'informations :
Brice Teinturier / Guénaëlle Gault / Sarah Basset
Département Stratégies d'Opinion
Tél : 33 (0)1 40 92 47 70 / 45 27 / 44 22
Fax : 33 (0)1 40 92 46 60
Politique&Opinion@tns-sofres.com
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