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La
situation dans le 3e arrond. de Paris :
politique
et vie locale
Le 10 février
2001 - Dans un des
6 arrondissements de la capitale conquis par la gauche, de
justesse, en 1995, le maire sortant socialiste, Pierre Aïdenbaum,
devrait s'imposer aisément au soir du 18 mars. Un arrondissement
dans lequel la liste des Verts, conduite par son chef de file
parisien, Yves Contassot, enregistre une forte progression
et contribue fortement au score des listes de gauche et écologiste,
qui totalisent à elles deux 65% des intentions de vote
au premier tour. Tels sont les principaux enseignements du
sondage réalisé par la SOFRES pour le
Figaro-Magazine.
En 1995, la
gauche avait conquis cet arrondissement d'une courte tête,
148 voix séparant Pierre Aïdenbaum, candidat socialiste,
de Jacques Dominati (50,72% contre 49,28%). La partie devrait
être plus facile au mois de mars prochain. Au premier
tour, la liste du maire sortant, soutenue par le PS, le PC,
le PRG et le MDC obtiendrait 45% des voix, soit 8,5 points
de plus qu'en 1995. Dans le même temps, la liste du
chef de file des Verts dans la capitale, Yves Contassot, enregistrerait
elle aussi une très forte progression, atteignant 20%
des intentions de vote. Une progression de près de
12 points par rapport à son score de 1995, mais qui
ne lui ne permet toutefois pas de retrouver le niveau record
de Daniel Cohn-Bendit lors des européennes de 1999
(avec 25,7%, c'est dans cet arrondissement qu'il avait obtenu
son meilleur résultat). Ces deux listes totalisent
65% des intentions de vote du premier tour, soit 15,5 points
de plus que l'ensemble des listes de gauche et écologiste
de 1995.
En conséquence,
les listes de droite, divisées, enregistrent une baisse
de 11,5 points par rapport à 1995, le candidat de la
liste Séguin, Mario Stasi, faisant jeu égal
(16%) avec le tibériste Jacques-Yves Bobhot (17%).
En cas de duel,
la liste de Pierre Aïdenbaum l'emporterait aisément
face à Mario Stasi (69% contre 31%), et plus encore
face à Jacques-Yves Bobhot (71% contre 29%). En cas
de maintien des deux listes de droite, le candidat soutenu
par Bertrand Delanoë obtiendrait un impressionnant 63%,
pour 19% au candidat séguiniste et 18% à la
liste de Jean Tibéri.
Des intentions
de vote conformes aux souhaits et pronostics des habitants
Un rapport
de force sans équivoque conforté par les souhaits
et pronostics de victoire des habitants du 3e :
57% souhaitent la victoire de leur maire, Pierre Aïdenbaum,
et 71% la pronostiquent. Bertrand Delanoë obtient des
niveaux identiques pour l'ensemble de la capitale.
Au delà
de la dynamique et du rapport de force favorable à
la gauche et aux écologistes dans l'ensemble de la
capitale, la position de maire sortant de Pierre Aïdenbaum
est d'autant plus solide qu'il est largement connu des habitants
(90%), et bénéficie d'une bonne image :
55% en ont une bonne opinion (contre 16%), 69% le jugent compétent
(contre 18%), 66% honnête (contre 14%) et 63% "proche
des préoccupations des gens" (contre 21%). Il
est opposé à deux candidats de droite moins
connus (une personne sur deux) et dont l'image est peu installée.
Des attentes
concentrées sur la qualité de vie
Dans un arrondissement
que les habitants eux-mêmes jugent d'abord agréable
(74%), beau (53%), tranquille (41%) mais également
pollué (45%), les principaux problèmes touchent
à la qualité de vie. Les nuisances liées
à la circulation automobile (58%), le stationnement
(58%) et la propreté des rues et des trottoirs (49%)
sont ainsi ceux que les habitants jugent prioritaires. Le
manque de crèches et de garderies, au 6e
rang avec 40% des citations, est spécifique au 4e
arrondissement, devançant ainsi la sécurité
des habitants (38%) ou le manque d'espaces verts (36%). Plus
classiquement, la question de l'insécurité préoccupe
plus largement les sympathisants de droite (52%, deuxième
problème cité), que de gauche (31%, 6e
rang) plus soucieux du manque d'espaces verts.
Il reste que
les habitants de ce quartier s'y montrent particulièrement
attachés (75% y resteraient s'ils avaient la possibilité
de le quitter), notamment au regard des endroits " sympas "
dont il bénéficie : les alentours de la
Place des Vosges (77%), la Place Thorigny, le musée
Picasso (59%), la rue des Francs-Bourgeois (55%) ou encore
le Carreau-du-Temple et la rue de Bretagne (55%). Un arrondissement
très animé donc mais qui manque toutefois d'air
et d'espaces verts.
Stéphane
Marcel

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