La politique étrangère américaine contestée


Le 11 septembre 2002 - L'étude Gallup International-Voice of the people réalisée auprès de 36 pays dans le monde montre que la politique étrangère du président Bush trouve peu de soutien, la plupart des opinions publiques interrogées estimant qu'elle un effet négatif dans leurs pays respectifs. L'opinion est partagée sur le fait de savoir si le recours à la force militaire est la meilleure manière pour venir à bout du terrorisme. Enfin, beaucoup pensent que les terroristes ne méritent pas de bénéficier des mêmes droits que les prisonniers de droit commun.

La politique étrangère américaine : des effets positifs ou négatifs ?

Globalement, un peu moins du tiers (29%) du miliard d'individus représentés dans Voice of the People estime que la politique étrangère américaine a des effets postifs sur leur pays respectif, contre 43%. Moins du cinquième (18%) pense qu'il n'y a pas d'effets, ou qu'ils ne les perçoivent pas.

Mais, comme le montre le graphique suivant, les résultats varient considérablement selon le pays et la région :

C'est en Amérique du Nord et du Sud que la population est la plus nombreuse (39%) à affirmer que la politique étrangère américaine a des effets positifs. Dans le même temps, ils sont également à 39% à être d'un avis contraire. La région la plus hostile à la politique étrangère américaine sont les deux pays d'Europe occidentale non-membres de l'Union européene, la Suisse et la Norvège, tous deux traditionnellement indépendants en matière de relations internationales.

Aux Etats-Unis, seulement 42% de la population estime que la politique étrangère américaine a des effets positifs sur le reste du monde, contre 36%, 10% pensant qu'elle n'a pas d'effet du tout. En Grande-Bretagne - l'allié le plus sûr des Etats-Unis - plus de la moitié de la population (52%) affirme que l'impact de la politique étrangère américaine est négatif sur le pays, contre 30%.

Sans surprise, Israël s'avère l'un des plus fermes soutiens à la politique étrangère américaine : trois quarts (74%) des personnes interrogées affirment qu'elle a des effets positifs sur le pays.

 

Le recours à la force militaire :
moyen le plus efficace pour réduire le terrorisme international ?

Globalement, plus de la moitié des 28 000 personnes interrogées pour les besoins de notre enquête (54%) approuvent le recours à la force militaire pour réduire le terrorisme international, contre 40%.

Là encore, les réponses varient sensiblement selon les régions du globe. L'accord le plus manifeste avec l'usage de la force vient d'Afrique (62%), du continent américain (58%) et de l'Europe centrale et orientale (58%). Pour ce qui est des Etats-Unis, 59% des personnes interrogées approuvent le recours à la force militaire. C'est en Israël que l'opinion approuve le plus massivement le recours à la force militaire : 65%. Un chiffre qui peut s'expliquer par leur propre action à l'égard du terrorisme.

Les Européens sont le plus partagés sur cette question. L'opinion publique des pays ressortissants de l'Union européenne approuvent ce recours à 47%, contre 49%. Quant à la Suisse et la Norvège, non-membres de l'UE, leur opinion publique désapprouve à 61% le recours à la force militaire pour lutter contre le terrorisme international.

 

Les terroristes doivent-ils bénéficier des mêmes droits
que les prisonniers de droit commun ?

Deux tiers (65%) des personnes interrogées estiment que les terroristes ne doivent pas bénéficier des mêmes droits que les prisonniers de droit commun (criminels, etc) - un résultat qui tend à appuyer les conditions de détention des terroristes d'Al Qaida capturés par les Etats-Unis et retenus sur la base de Guantanamo. Sur ce point, il n'y a pas de différences majeures entre les différentes zones géographiques, toutes d'accord avec l'idée que les terroristes ne doivent pas bénéficier des mêmes droits que les prisonniers de droit commun. Seule exception : l'Afrique, où l'opinion est plutôt divisée : 51% estime qu'ils devraient bénéficier des mêmes droits, contre 47%.

Une fois de plus, Israël se montre la plus radicale : 87% des personnes interrogées sont d'accord avec l'idée que les terroristes ne doivent pas bénéficier des mêmes droits, contre 10%.

 

Méthodologie

Chaque étude nationale a été réalisée auprès d'un échantillon minimal de 500 personnes majeures, interrogées entre juillet et août 2002.

Les résultats ont été pondérés en fonction des critères démographiques de chacun des pays. Les 28218 interviews menées dans 36 pays sont représentatives de la population totale de ces 36 pays, soit 1 milliard de personnes.



Plus d'informations :
Marc-André Allard
Département Politique et Opinion
Tél : 33 (0)1 40 92 27 60
Fax : 33 (0)1 40 92 46 60
Politique&Opinion@tns-sofres.com
Voir aussi...

Politique & Opinion

Nom expéditeur :

Email expéditeur :

Nom destinataire :

Email destinataire :


Newsletter



Toutes les enquêtes sur le thème :
Société


Les 10 dernières enquêtes


L'ensemble des analyses et des résultats par thème
et par cible



© TNS