Le 12 mars 2004 - L'extrême
gauche est essentiellement représentée
par des listes communes LO-LCR (Lutte Ouvrière - Ligue Communiste Révolutionnaire)
dans l'ensemble des régions métropolitaines, à l'exception de la Corse. La mouvance
de l'extrême gauche "alternative" est quant à elle présente en Basse-Normandie
(Association Pour de Nouvelles Perspectives A Gauche : ANPAG) et en Midi-Pyrénées,
avec le soutien des Verts et du Parti Occitan.
L'ancienne gauche plurielle (PS, PCF, Verts,
Mouvement Républicain et Citoyen : MRC, Parti Radical de Gauche : PRG, Association
pour la Gauche Républicaine : AGR) a formé des listes à géométrie variable, le
PCF ayant choisi l'autonomie dans huit régions (Alsace, Aquitaine, Auvergne, Franche-Comté,
Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Corse), de même que les Verts (Auvergne,
Bretagne, Champagne-Ardenne, Limousin, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Basse-Normandie,
Rhône-Alpes). Au total, PS, VERTS et PCF ne sont unis que dans 8 régions (Bourgogne,
Centre, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Pays de la Loire, Poitou-Charentes,
PACA).
Des listes à deux ou trois, sans le PS, sont présentes
en Basse-Normandie (PRG-Verts), Franche-Comté (PCF-MRC-PRG), Alsace (MRC-PCF-PRG)
et Lorraine (PRG-MRC). Les Verts se sont par ailleurs alliés aux régionalistes
en Bretagne (Union Démocratique Bretonne : UDB) et en Midi-Pyrénées (Parti Occitan),
dans cette dernière région sur une liste "alternative" ouverte à l'extrême
gauche altermondialiste. Enfin, le MRC de Jean-Pierre Chevènement présente une
liste autonome en Bourgogne.
À droite, l'UDF et l'UMP partent ensemble
dans six régions : l'Auvergne de Valéry Giscard d'Estaing, le Poitou-Charentes
de Jean-Pierre Raffarin et trois régions où l'extrême droite est particulièrement
forte (Alsace, Paca, Rhône-Alpes). Alliés à l'UDF et à l'UMP dans d'autres régions,
le parti écologiste CAP 21 de Corinne Lepage forme une liste autonome en Languedoc-Roussillon.
Enfin, ayant échoué dans ses négociations avec l'UMP, Génération écologie-Les
Bleus conduit une liste pluraliste en Île-de-France, ouverte à d'autres petits
mouvements (Parti fédéraliste, Collectif des Démocrates Handicapés, Confédération
des Écologistes Indépendants, Les Mauves.).
L'extrême droite est représentée par le
FN dans l'ensemble des 22 régions métropolitaines et par le Mouvement National
Républicain (MNR) de Bruno Mégret dans 13 (Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne,
Franche-Comté, Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Nord-Pas de Calais,
Haute-Normandie, Pays-de-la-Loire, PACA, Rhône-Alpes). Dans la même mouvance sont
candidats les « identitaires » d'Alsace d'Abord et, dans deux régions, le parti
Droit De Chasse dans le Nord-Pas de Calais.
En dehors du clivage droite-gauche, les
chasseurs de Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT) conduisent une liste dans huit
régions (Aquitaine, Centre, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Basse-Normandie,
Poitou-Charentes, Paca), le Mouvement Écologiste Indépendant (MEI) d'Antoine Waechter
dans sept régions (Alsace, Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais,
Paca) et le Parti fédéraliste dans deux (Alsace, Franche-Comté). Enfin, des buralistes
mènent une liste en Alsace (liste intitulée "La France d'en bas" !)
et dans le Nord-Pas-de-Calais, les intermittents du spectacle faisant de même
en Franche-Comté (Culture Liberté Égalité Fraternité : CLEF).
En raison du mode de scrutin, les listes divers
gauche (Basse-Normandie, PACA, Rhône-Alpes), divers droite (Lorraine, PACA), divers
écologistes (Haute-Normandie) ou régionalistes (Languedoc-Roussillon) sont en
outre très peu nombreuses. A l'exception de la Corse, qui compte pas moins de
19 listes pour les élections territoriales.