| La place
de l'automobile dans la société
Le 13 septembre 2000 -
L'étude réalisée par TNS Sofres pour le Comité
des Constructeurs Français d'Automobile nous rappelle qu'une dimension
essentielle stucture le rapport à l'automobile dans la société
française de l'an 2000 : celle de la qualité de vie au quotidien.
L'automobile est d'abord l'instrument qui permet de gagner du temps, de faire
ses courses plus commodément, de se déplacer plus confortablement,
de sortir plus facilement, d'accompagner ses enfants dans leurs activités,
ou de se rendre au travail. Cette mobilité, ce confort de vie apporté
par l'automobile supplante, dans les représentations collectives, la notion
de plaisir (de la conduite ou de la vitesse), qui n'intervient que beaucoup plus
secondairement.
D'où
la très grande difficulté des Français à s'imaginer
sans automobile : les trois quarts de ceux qui disposent d'une voiture dans leur
foyer déclarent que s'ils devaient s'en passer, elle leur manquerait beaucoup
(un tiers déclarent même qu'ils seraient contraints de déménager).
D'où
également l'idée, partagée par 82 % des Français,
que l'automobile présente pour la société française
plus d'avantages que d'inconvénients. Cette idée prévaut
massivement dans toutes les catégories de la population, quels que soient
le sexe, l'âge, ou l'appartenance socio-professionnelle des interviewés. Pour
autant, les Français montrent une grande sensibilité aux risques
et aux nuisances liés à l'automobile. Ainsi, plus d'un Français
sur deux associe fortement à l'automobile les notions de danger et de pollution. Insécurité
routière : les conducteurs premiers responsables Les
Français estiment massivement (à 90%) qu'on n'a pas su, en France,
ramener les accidents de la circulation à un niveau acceptable. Cette opinion
s'inscrit d'ailleurs sur fond d'idées fausses, quant à l'évolution
du nombre d'accidents en France : plus de la moitié des interviewés
sont convaincus qu'il y a plus d'accidents et de morts sur les routes françaises
qu'il y a 10 ans. La
responsabilité de l'insécurité routière est d'abord
imputée par les Français aux automobilistes eux-mêmes. Très
rares sont ceux qui incriminent l'état des routes et de la signalisation,
ou encore l'état des véhicules. Les interviewés s'accordent
d'ailleurs très largement pour reconnaître que les voitures que l'on
construit maintenant sont de plus en plus sûres, et considérer que
les constructeurs automobiles constituent l'acteur qui a fait le plus progresser
la sécurité routière, devant les pouvoirs publics. Mais
une majorité estime que les conducteurs, au volant de voitures plus sûres,
se comportent de manière de plus en plus irresponsable. Critique ou auto-critique
qui peut se lire positivement, comme l'indice d'une réelle prise de conscience
des Français sur l 'impérieuse nécessité de la prudence
au volant. Des
voitures moins polluantes Sept
français sur dix reconnaissent que les constructeurs automobiles produisent
des voitures plus respectueuses de l'environnement qu'il y a 10 ans. Pour autant,
la situation est encore loin d'être satisfaisante aux yeux d'une opinion
dont la sensibilité environnementale s'est considérablement accrue
ces dernières années : 60 % des français estiment qu'on n'a
pas su ramener la pollution de l'air à un niveau acceptable. Muriel
HUMBERTJEAN

color="#000000">Fiche technique : Etude
réalisée pour le CCFA du 21 au 25 août 2000 auprès
d'un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population
française âgée de 18 ans et plus, interrogé par téléphone.
Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage)
et stratification par région et catégorie d'agglomération.
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