Les Français
et les vacances d'été


Le 15 juin 2005 - Notre étude réalisée pour L'Hémicycle et le Groupe Casino, se propose de faire un état des lieux des projets de vacances des Français pour cet été. Principal enseignement : 40% des Français, avant même le début de l'été, disent ne pas avoir de projet de vacances.

2 Français sur 5 n'ont pas de projet

Premier enseignement : 40% des Français, avant même le début de l'été, disent ne pas avoir de projet de vacances, contre 60% qui expriment un projet concret. Cette variable est très liée à l'âge des personnes interrogées, à leur catégorie sociale, leur niveau de diplôme et les revenus du foyer. Ainsi, les jeunes, les cadres, les diplômés de l'enseignement supérieur, les foyers à hauts revenus, ont nettement plus de projets pour les vacances que les plus âgés, les ouvriers et retraités, les moins diplômés et les foyers à faibles revenus. Les projets de vacances sont et restent très liés à la capacité financière des foyers.

Des projets de vacances au coût relativement faible

Par ailleurs, les Français, même aisés, privilégient des types de vacances dont le coût est relativement faible.Ainsi, 25% déclarent prévoir « un séjour chez des amis ou dans la famille » : c'est la première réponse donnée dans presque toutes les catégories sociales, notamment les plus jeunes (30%), dont on peut faire l'hypothèse qu'ils ont moins de moyens que leurs aînés, mais aussi les cadres (35%) et professions intermédiaires (39%), les plus diplômés (36%) et les foyers à hauts revenus (33%). Le deuxième de type de vacances privilégiés par les Français est « un séjour en camping-caravaning » : avec 14% des réponses, il s'agit de la seconde réponse donnée au total. Il s'agit d'un mode de vacances villégiature plus populaire, mais aussi « classes moyennes », plus fréquemment cité par les jeunes, les ouvriers et les professions intermédiaires, ainsi que par les foyers à revenus « moyens/plus ».

A l'inverse, le recours à la résidence secondaire est plus limité (7%), tout comme le séjour en maison de location (10%) et en village de vacances (5%). Plus onéreux, ils sont aussi sont plus limités et ciblés sur des catégories plutôt favorisées : les cadres, les revenus les plus élevés et les plus diplômés, et parfois les classes moyennes et les jeunes actifs.

L'aventure n'est pas au bout de la rue.

Les Français ne semblent pas être de grands aventuriers. En effet, « les vacances itinérantes, en plusieurs étapes », et « les vacances à l'aventure », ne tentent chacun que 9% des Français. Les vacances itinérantes attirent plus qu'en moyenne les jeunes actifs, mais aussi les 50-64 ans, les cadres, les plus diplômés et les plus aisés, alors que les vacances à l'aventure sont très caractéristiques des jeunes.

Enfin, malgré la tendance du retour aux sources, aux vraies valeurs, et la « vague » de la campagne, les Français ne sont finalement que 6% à souhaiter partir dans un gîte rural ou une chambre d'hôte. Peut-être s'agit-il là d'un énième avatar de l'individualisme français.

Anne-Hélène Mangin




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