Le 15
septembre 2004 - En cette rentrée 2004, où
les discours abondent sur l'évolution du pouvoir
d'achat et les facteurs pouvant l'influer, notre étude
réalisée pour le Groupe Casino
et L'Hémicycle permet de déterminer
ce qui, aux yeux des Français, était le
plus déterminant. Plusieurs causes émergent
: " l'évolution du SMIC et des salaires "
(41% de citations), suivie de " l'évolution
des prix du pétrole et des carburants " (38%),
de " l'évolution des prix des produits de
consommation courante " (36%), et de " l'évolution
de la croissance économique " (30%). En outre,
le prix des carburants revêt également une
grande importance.
Aux yeux
des Français, le pouvoir d'achat conditionné
par 4 facteurs
Premier enseignement :
aux yeux des Français, plusieurs causes émergent
: " l'évolution du SMIC et des salaires "
(41% de citations), suivie de " l'évolution
des prix du pétrole et des carburants " (38%),
de " l'évolution des prix des produits de
consommation courante " (36%), et de " l'évolution
de la croissance économique " (30%). Dans
un contexte où vient d'être annoncée
une revalorisation du SMIC plus rapide que prévu,
le 1er rang occupé par l'évocation
des salaires peut être interprété
comme un signe d'optimisme, même s'il doit être
relativisé étant donné la proximité
des réponses suivantes.
Second enseignement :
l'importance du prix des carburants. Les Français
ont constaté l'augmentation des prix à la
pompe et sont également inquiets à propos
du contexte international. Le prix des carburants apparaît
ainsi comme une donnée très sensible et
particulièrement regardée quand il s'agit
du pouvoir d'achat, tant pour ses implications économiques
réelles que d'un point de vue symbolique.
Une lecture
différenciée selon les catégories
sociales
Troisième
enseignement : la lecture de l'évolution du
pouvoir d'achat diffère sensiblement selon les
catégories sociales. Ainsi, ce sont les plus jeunes
(46%), les foyers ouvriers et employés (48% et
51%), les salariés du secteur privé (48%),
et logiquement, les bas revenus (49%) qui citent le plus
souvent la hausse du SMIC et des salaires. A l'inverse,
les 25-34 ans, les professions intermédiaires,
les foyers se situant dans des tranches de revenus médianes
citent en premier lieu " l'évolution des prix
des produits de consommation courante ".
Quant aux
commerçants et artisans, aux cadres, aux indépendants,
aux diplômés de l'enseignement supérieur,
aux hauts revenus, ils semblent moins sensibles aux annonces
politiques immédiates. Ils ont également
une lecture plus macroéconomique des choses, en
citant en premier lieu " l'évolution de la
croissance économique ".
Au yeux des
Français, ces quatre facteurs sont ceux qui influencent
le plus le pouvoir d'achat. Les autres thèmes testés
- la fiscalité, les coûts de l'immobilier,
les prestations sociales, les taux de crédit -
sont en effet très largement relativisés
dans l'opinion (entre 6% et 15 % de citations).
Brice Teinturier