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La
situation dans le 20ème arrondissement de Paris :
politique
et vie locale
Le 17 février
2001 - Le 20e
fait partie des arrondissements détenus par la gauche
depuis 1995. Comme dans le 19e voisin,
le maire sortant, Michel Charzat, ne devrait éprouver
aucune difficulté à le conserver au soir du
18 mars. La bataille des droites devrait tourner à
l'avantage de la liste Séguin conduite par Didier Bariani,
qui devance nettement sont rival tibériste au premier
tour. Tels sont les principaux enseignements de l'étude
réalisée par la SOFRES pour le Figaro-Magazine.
En 1995, la
liste de Michel Charzat s'était imposée au second
tour (50,7%) face à celle de Didier Bariani (40,8%)
dans le cadre d'une triangulaire (8,5% pour le candidat FN).
Le 18 mars prochain, il devrait conserver sa mairie sans trop
de difficultés quelle que soit la configuration. Comme
dans les autres arrondissements de Paris, la gauche et les
écologistes bénéficient également
dans le 20e d'une dynamique qui leur permet
d'envisager de poursuivre sur leur lancée des européennes
de 1999 (60,1%). Créditée de 46% des intentions
de vote au premier tour, la liste du maire sortant améliorerait
de près de 6 points son score de 1995, Denis Baupin,
candidat des Verts, progressant également pour atteindre
11% (5,7% en 1995). Le total des listes de gauche (extrême
gauche comprise) et écologiste, largement majoritaire
au premier tour avec 63% des intentions de vote, progresserait
ainsi de 10 points par rapport à 1995.
Dans ce contexte,
Didier Bariani, soutenu par le RPR, l'UDF et DL, devancerait
nettement au premier tour son rival tibériste, Jean-Louis
Arajol (RPF) : 23% des intentions de vote pour le premier,
6% pour le second. Avec 29% des intentions de vote, ces deux
listes feraient moins bien que la liste Bariani de 1995 (37,6%).
Avec 11,85%
des voix, Martine Lehideux, candidate du FN, avait en 1995
contraint les listes de gauche et de droite à une triangulaire.
Elle ne semble pas en mesure de recommencer au mois de mars
prochain, créditée de 7%, mais devancerait toutefois
nettement le candidat du MNR (1%).
Michel Charzat
vainqueur dans toutes les hypothèses
Dans l'hypothèse
d'un duel face au candidat officiel de la droite, Didier Bariani,
le maire sortant l'emporterait aisément (68% contre
32%), de même qu'en cas de triangulaire (66% contre
24% et 10% au candidat tibériste).
Solidement
implanté dans l'arrondissement, Michel Charzat y bénéficie
d'une forte notoriété (88%), d'une bonne image
(53% des habitants en ont une bonne opinion, contre 21%),
68% des habitants le jugeant compétent (contre 18%),
67% honnête (contre 14%) et 57% " proche des
préoccupations des gens " (contre 29%). Son
principal rival Didier Bariani, déjà candidat
en 1995, y est tout aussi connu (86% de notoriété),
mais son image y est à la fois moins établie
et plus négative : 30% des habitants en ont une
bonne opinion (contre 38% une mauvaise), 42% le jugent honnête
(contre 33%), mais 46% ne l'estiment pas " proche
des préoccupations des gens " (contre 36%)
et seuls 38% le jugent compétent (contre 40%).
Autant d'éléments
qui concourent à une reconduction facile pour le maire
sortant, comme le souhaitent et le prévoient les habitants :
74% pronostiquent en effet sa victoire et 50% la souhaitent.
Des jugements qui valent aussi pour Bertrand Delanoë,
dont la victoire est à la fois souhaitée (50%
pour 20% à Philippe Séguin et 13% à Jean
Tibéri) et plus encore envisagée (74%).
L'insécurité :
première préoccupation des habitants du 20ème
A la différence
des autres arrondissements de la capitale, et à l'instar
du 19e voisin, le 20e
souffre de maux spécifiques. D'abord un faible attachement
de ses habitants (près d'un sur deux souhaiteraient
le quitter s'ils en avaient la possibilité). Ensuite
d'une forte préoccupation des habitants de droite comme
de gauche à l'égard de l'insécurité.
La sécurité des habitants y est ainsi citée
comme le problème prioritaire pour les prochaines années
(68%, 77% à droite et 67% à gauche). Autre point
commun avec le 19e, mais partagé
cette fois-ci par les autres habitants de la capitale, la
deuxième place occupée dans les préoccupations
par les questions de propreté des rues et des trottoirs
(61%, 61% à gauche, 60% à droite). Et la comparaison
s'arrête ici car la troisième préoccupation,
commune au sympathisants de gauche et de droite, concerne
le stationnement (5e rang dans le 19e).
Le 20e rejoint sur ce point les autres
arrondissements de la capitale dans lesquels cette question
apparaît dans les 3 premières priorités.
Enfin, à la différence du 19e,
le 20e arrondissement semblent souffrir
davantage du manque d'espaces verts. Il est vrai que dans
les endroits jugés les plus " sympas "
par les habitants, on peine à trouver un jardin ou
un parc, le cimetière du Père Lachaise - que
l'on ne peut décemment ranger dans cette catégorie
- étant le plus cité (56%), devant la place
Saint-Fargeau et l'avenue Gambetta (47%) et, plus loin, le
parc de Belleville et les rues alentours (34%).
Notons pour
finir que cet arrondissement présente une dernière
particularité. Les préoccupations des sympathisants
de gauche et de droite y sont quasiment identiques.
Stéphane
Marcel

Voir
aussi...
Résultats
des municipales de 1995 dans le 20ème arrondissement
Le
dossier Elections Municipales à Paris de 2001 du site
Sofres.com
Le
dossier Elections Municipales de 2001 du site Sofres.com
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