Les intentions de dépenses
des Français à Noël


Le 17 novembre 2004 - A quelques semaines de Noël, les intentions de dépenses des Français pour la fin de l'année ne sont pas vraiment enthousiastes, malgré la saison, et restent mesurées. En majorité, les Français déclarent que " par rapport à l'an dernier ", leurs dépenses de Noël seront " ni plus ni moins élevées " (49%) des réponses. Un tiers estiment au contraire que ces dépenses seront " moins élevées " (33%), et 16% seulement qu'elles seront " plus élevées ". Tel est le principal enseignement de notre étude réalisée pour le groupe Casino et L'Hémicycle.

Des intentions de dépenses mesurées

En majorité, les Français déclarent que " par rapport à l'an dernier ", leurs dépenses de Noël seront " ni plus ni moins élevées " (49%) des réponses. Un tiers estiment au contraire que ces dépenses seront " moins élevées " (33%), et 16% seulement qu'elles seront " plus élevées ".

La part de ceux qui anticipent des dépenses plus élevées que l'an dernier varie peu selon les catégories sociales, à une exception : les jeunes sont significativement plus nombreux que la moyenne à s'exprimer ainsi, ce que l'on peut sans doute rapporter, pour une partie d'entre eux, à l'entrée dans la vie active et aux revenus qui vont avec.

On observe en revanche d'intéressantes discriminations par catégories sociales sur le partage entre ceux qui anticipent une restriction de leurs dépenses, et ceux qui pressentent un statu quo. Ce sont sans surprise les catégories aux revenus les plus faibles, mais aussi les classes moyennes, qui projettent un niveau de dépenses globales moins élevées que l'an dernier : les ouvriers (40%), les employés (38%), les professions intermédiaires (39%), les salariés (37%), les chômeurs (43%), les foyers aux revenus les plus faibles (38%). On remarquera aussi que les femmes, maîtresses de maison et plus souvent aux rênes de l'économie familiale, sont plus qu'en moyenne du côté d'une restriction annoncée des dépenses.

L'importance du revenu, pas seule en cause

Mais si l'importance du revenu joue dans ces anticipations, elle n'est pas seule en cause. Les catégories aux revenus les plus élevés, en effet, ne prévoient pas plus qu'en moyenne des dépenses plus élevées, mais plus prudemment, un simple maintien (58%, pour une moyenne de 49%). Les plus âgés, les retraités, les sympathisants de droite sont également plus nombreux qu'en moyenne à anticiper un statu quo.

Dans un climat où les indicateurs économiques donnent des signes répétés de fléchissement durable de la consommation, notre étude témoigne donc a minima d'une certaine prudence des Français - y compris les plus aisés - dans la perspective des fêtes de fin d'année, traditionnellement l'occasion de dépenses, et d'une réelle inquiétude des catégories les plus précaires et les moins favorisées.

Brice Teinturier
Anne-Hélène MANGIN





Plus d'informations :
Brice Teinturier / Guillaume Petit
Département Politique et Opinion
Tél : 33 (0)1 40 92 47 70 / 46 90
Fax : 33 (0)1 40 92 46 60
Politique&Opinion@tns-sofres.com

Expertise sectorielle

Politique
& opinion



Nom expéditeur :

Email expéditeur :

Nom destinataire :

Email destinataire :


Newsletter



Toutes les enquêtes sur le thème :


Les 10 dernières enquêtes


L'ensemble des analyses et des résultats par thème
et par cible


© TNS