Le 18
mai 2004 - Au moment où Nicolas Sarkozy annonce
des réductions d'impôts pour le crédit
à la consommation, notre étude réalisée
pour le Groupe Casino et l'Hémicycle
permet d'en savoir plus sur les usages possibles par les
Français d'un crédit à la consommation.
Principal enseignement : perspective d'une grosse
dépense, études des enfants et équipement
du foyer : tels sont les principaux motifs pour lesquels
les Français recourraient à un crédit
à la consommation.
D'abord
des perspectives de grosses dépenses
C'est avant
tout dans la perspective de grosses dépenses que
les Français pourraient recourir à un crédit
à la consommation : gros achat type voiture,
pour 38% d'entre eux, ou pour " faire des travaux
ou des aménagements dans leur maison "
pour 34%. Les plus jeunes sont plus nombreux à
privilégier l'achat de la voiture, alors que les
35-64 ans pensent en priorité à aménager
leur maison.
Les études
des enfantsconstituent un troisième motif
de crédit potentielpour 12% en moyenne,
et notamment chez les 35 à 49 ans (19%), mais également
les ouvriers (20%) et les employés (17%), catégories
à faibles revenus.
Viennentensuite des usages liés à l'équipement
du foyer,comme les meubles et l'électroménager
(6%), l'équipement informatique et multimédia
(4%), ou encore dans une moindre mesure l'équipement
audio-visuel (2%) ; mais aussi des dépenses
plus ponctuelles et saisonnières, pouvant donner
lieu à un recours au crédit, comme le financement
des prochaines vacances d'été ou d'un voyage
(3% des réponses) ou le financement d'une fête
ou d'un événement (2%).
Enfin, pour
les achats soit de moindre importance, soit de moindre
nécessité, comme le matériel de sport
ou de loisirs, l'achat d'un bijou ou d'un objet d'art,
ou les chats vestimentaires, le recours possible au crédit
à la consommation n'est pas supérieur à 1%
Les hauts
revenus plus enclins à vouloir recourir au crédit
que les bas revenus
27% des Français
déclarent spontanément, quand on les sollicite
sur ce sujet, ne pas vouloir recourir au crédit
à la consommation. Cette attitude varie en fonction
des revenus : on observe en effet une césure
entre les personnes ayant des revenus inférieurs
à 1 500 euros par mois, et celles ayant un
revenu supérieur à cette somme ; les
personnes les plus aisées étant celles qui
semblent les plus prêtes à recourir à
un crédit à la consommation.
De plus,
la frilosité ressentie à l'égard
du crédit s'accroît avec l'âge, passant
de 15% chez les 18-24 ans à 51% chez les 65 ans
et plus ; corrélativement, elle est plus forte
chez les retraités (42%), mais aussi chez les moins
diplômés (43%).
Les 18-24 ans et les 25-34 ans
sont au-dessus de la moyenne pour la quasi-totalité des motifs de recours
au crédit (seule exception : les travaux dans la maison - peut être
parce qu'ils ne sont pas encore en âge d'être propriétaires).
On peut y voir à la fois l'effet d'un besoin d'équipement plus fort
que dans d'autres catégories, mais aussi sans doute un rapport au crédit
plus détendu dans les jeunes générations.