Eurobaromètre
- vague 68 -

En France, le soutien à l'UE obtient son plus haut niveau
depuis 15 ans


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... les résultats de l'Eurobaromètre 68 (.pdf, en français)

... une présentation des résultats de l'Eurobaromètre 68 (.pdf)
(source : Commission européenne, Représentation en France)


Nous reproduisons ici le communiqué de presse rédigé par la Commission européenne - Représentation en France

Le 18 décembre 2007 - L’Eurobaromètre de l’automne 2007, réalisé entre septembre et novembre 2007, témoigne d’une nette amélioration de l’image de l’Union européenne. 60% des Français estiment que l’appartenance de leur pays à l’Union est une bonne chose (+8 points depuis le printemps dernier), soit le résultat le plus élevé depuis une quinzaine d’années. Seulement 12% (-9) considèrent qu’il s’agit d’une mauvaise chose. La quasi-totalité des indicateurs s’inscrivent en forte hausse, les Français redevenant, pour la première fois depuis de nombreuses années, plus europhiles, que la moyenne européenne.

Cette étude est la première de cette ampleur réalisée depuis l’élection présidentielle et l’accord obtenu en juin dernier sur le traité de Lisbonne. Elle prend un relief particulier six mois avant la présidence française de l’Union, au second semestre 2008.

Un contexte national plus porteur

Les Français continuent à juger très largement que la situation économique de leur pays est mauvaise (72%), mais ils sont plus nombreux à parier sur une amélioration que sur une dégradation de la situation au cours des douze prochains mois. Cet optimisme très relatif s’inscrit à contre-courant de la tendance enregistrée dans la plupart des pays de l’Union.

Invités à pointer les deux problèmes les plus importants qui se posent à leur pays, les Français placent toujours le chômage en tête (38% de citations), mais dans une moindre proportion qu'à l'automne dernier (-13 points). La place de l’insécurité (17%, -7) continue à régresser. En revanche, l'inflation (27%, +6) se hisse à la seconde place parmi les préoccupations des Français. Emergent également les questions des retraites (20%, +8, en plein débat sur les régimes spéciaux) et du système de santé (14%, +8).

La confiance dans le gouvernement atteint 42%, en progression de 6 points en un semestre et de 18 points sur un an, même si 51% des Français déclarent plutôt ne pas lui faire confiance.

Des indicateurs de soutien à l’UE en forte hausse

La cote de confiance de l’Union européenne reste stable, à 51%, mais la proportion de ceux qui disent plutôt ne pas lui faire confiance recule de 7 points, à 34%.

60% des Français considèrent que l’appartenance de leur pays à l’Union est une bonne chose (+8 points par rapport au printemps dernier), soit le résultat le plus élevé depuis 1991. Seuls 12% pensent que cette appartenance est une mauvaise chose (-9).

57% jugent que la France a bénéficié de son appartenance à l’Union (+3 points), un niveau jamais atteint depuis 1991. 32% (-5) ont le sentiment inverse.

Le niveau de confiance dans le Parlement européen augmente de 4 points, à 58%. La cote de confiance de la Commission européenne progresse de 7 points, pour atteindre 54%, niveau équivalent à celui mesuré dans les mois suivant la nomination de la Commission Barroso. La France est, avec la Grèce, le pays dans lequel l’évolution est la plus forte par rapport au printemps dernier.

Une action perçue comme plus légitime

86% des Français ont le sentiment que la voix de leur pays compte dans l’Union européenne, une progression de 4 points qui place la France au premier rang, tous pays confondus, pour cet indicateur. 44% (+5 points) croient que cette influence va s’accroître dans le futur. 50% (+4) ont par ailleurs le sentiment que leur propre voix compte dans l’Union, un niveau supérieur de 20 points à la moyenne européenne.

Pour 14 domaines sur 21 qui ont été testés, les Français préfèrent que les décisions soient prises en commun au sein de l'Union européenne, plutôt qu'au niveau national. C'est notamment le cas en matière de lutte contre le terrorisme (87% privilégient le niveau européen), de recherche (81%), de protection de l'environnement (80%), d'énergie (80%) ou de défense et de politique étrangère (75%). En revanche, le niveau national continue à être considéré comme le plus pertinent pour ce qui touche aux retraites (76%), à la fiscalité (69%) ou au système éducatif (68%). Pour chacun des domaines proposés, le niveau européen progresse par rapport à la vague précédente.

Les questions environnementales arrivent en tête des aspects sur lesquels les institutions européennes sont invitées à mettre l'accent au cours des prochaines années pour renforcer l'Union, avec 41% de citations (les personnes interrogés pouvaient choisir jusqu'à trois domaines), devant les questions d'immigration (36%) et de lutte contre l'insécurité (31%).

L'Eurobaromètre TNS Commission Européenne

La Commission européenne a confié la réalisation de l'Eurobaromètre au réseau TNS Opinion & Social pour une durée de 4 ans. Existant depuis plus de 30 ans, il s'agit du plus gros contrat d'étude du secteur des enquêtes d'opinion. TNS Opinion & Social mesure ainsi l'opinion des Européens sur une variété de thèmes, touchant aussi bien l'Union européenne que des sujets socio-économiques.


Plus d'informations :
Brice Teinturier / Carine Marcé /
Marc-André Allard / Clément Nicola
Département Stratégies d'Opinion
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