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Les Français
et la propreté
sur le lieu de travail
Le 20 mars
2001 - En mesurant l'importance de la propreté
sur le lieu de travail (espace stratégique dans la
vie quotidienne) et l'implication des français sur
ce sujet, l'enquête réalisée par Taylor
Nelson Sofres Consumer pour le Salon Europropre
et la Fédération des Entreprises de Propreté
illustre une évolution certaine des mentalités.
Hier "plus-value", la propreté est devenue aujourd'hui
une exigence, en un mot une priorité. Tel est l'enseignement
majeur de cette enquête.
La propreté,
exigence n°1 au travail, avant même la lumière
Pour 71 %
des français actifs,
la propreté est un critère primordial sur le
lieu de travail, devançant nettement la lumière
(65%), le niveau sonore (55%) ou encore l'espace (47%).
Son importance
varie sensiblement selon le sexe, l'âge, la catégorie
socioprofessionnelle et le lieu de travail de l'intéressé.
Elle est ainsi globalement jugée plus importante par
les femmes (77% contre 65% pour les hommes), les
plus de 50 ans (76% contre 63% pour les moins de 35 ans),
les catégories socioprofessionnelles aisées (74% contre 66% pour les CSP plus modestes) et par les
personnes travaillant dans des établissements de
santé et des commerces (respectivement 93%
et 86% contre 60% pour les personnes travaillant dans des
bureaux).
Une exigence
globalement satisfaite
En grande majorité
(79%), les français s'estiment satisfaits de
la propreté sur leur lieu de travail, même s'ils
ne sont que 30% à en être " très
satisfaits ". Leur niveau de satisfaction est lié
au secteur d'activités. Parmi les plus satisfaits,
on trouve les salariés des établissements
pédagogiques et des commerces (86%) ou des établissements
de santé (82%). En revanche, pour ceux qui travaillent
dans l'industrie et le tertiaire, le taux de satisfaction
est plus nuancé (respectivement 73% et 77%).
Un vecteur
d'image à ne pas négliger
Les français
sont unanimes : la propreté constitue un élément
majeur de l'image d'une entreprise vis-à-vis de ses
différents publics. 4 actifs sur 5 considèrent
ainsi qu'une propreté insuffisante nuit "certainement"
à l'image de l'entreprise auprès de ses clients.
Mais ils sont aussi très nombreux à estimer
qu'elle a un impact certain sur le personnel (65%), sur les
fournisseurs (61%) et sur les candidats à l'embauche
(58%).
La propreté
joue sur leurs performances au travail
Preuve de l'importance
qu'ils y attachent, les français estiment que l'absence
de propreté sur leur lieu de travail peut avoir une
influence néfaste sur leur motivation (69 %)
et même sur leurs performances au travail (61%)... des chiffres à méditer par les chefs
d'entreprise.
Une très
large majorité de français considère
par ailleurs que l'absence de propreté influe de manière
générale sur leur bien-être (83 %),
leur humeur (74%), voire sur leur santé (76%).
Il est intéressant de souligner qu'un niveau de propreté
insuffisant a un impact différent selon le lieu de
travail. Ainsi, l'influence négative sur la motivation
et les performances au travail est beaucoup plus importante
pour les actifs travaillant dans une usine ou un atelier
(74% et 67%) ou un établissement de santé
(72% et 68%) que pour ceux travaillant dans un bureau (64%
et 53 %). à titre anecdotique, on notera aussi que
les parisiens sont moins nombreux à penser que la propreté
joue sur leurs performances au travail (56 %).
L'impact
sur la santé est, quant à lui, nettement
plus perceptible chez les actifs travaillant dans un établissement
de santé (88%), mais aussi de manière générale
sensiblement plus chez les femmes que chez les hommes (79%
contre 73%)
Enfin, les
salariés d'établissements pédagogiques
ou d'établissements de santé sont
plus nombreux que la moyenne (80% contre 74%) à estimer
que l'absence de propreté joue un rôle néfaste
sur leur humeur.
Les français
sont prêt à se mobiliser
Les français
sont-ils prêts à s'impliquer personnellement ?
Quelles actions sont-ils prêts à mener pour optimiser
le niveau de qualité de leur espace de travail ?
Les réponses
obtenues sont révélatrices d'une prise de conscience
mais aussi d'une mobilisation réelle en faveur de la
propreté.
77%
mobiliseraient leurs collègues ou le comité
d'entreprise pour faire pression sur la Direction, 72 %se
plaindraient directement à leur supérieur hiérarchique
et 71% seraient prêts à prolonger leur journée
de travail pour pouvoir parler avec les équipes de
propreté. Conscients que le niveau de propreté
nécessite des moyens financiers, 78 % des français
n'hésiteraient pas à demander à leur
Direction de privilégier le budget propreté
sur les dépenses d'intendance.
Par ailleurs, 3 français
sur 4 seraient d'accord pour que le nettoyage des parties communes de leur
entreprise, de leur magasin ou de leur atelier soit réalisé en
journée, plus d'1 français sur 2 serait favorable au nettoyage de
son propre espace de travail en journée ; et près de 2 français
sur 3 seraient prêts à décaler leur heure de déjeuner.
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