Le 20 juillet 2005 - La dernière vague de notre baromètre réalisé pour le groupe Casino et L'Hémicycle juste avant la pause estivale, confirme la détente qui s'opère depuis le référendum dans les préoccupations des Français.
Un climat de détente globale
Par rapport au mois dernier, les préoccupations sont stables ou en baisse sur la plupart des thèmes de l'enquête, à l'exception de deux d'entre eux : l'école et la qualité de l'enseignement (avec 33% de citations, +3 points), qui compense partiellement le fort recul des préoccupations enregistrés au cours des deux vagues précédentes (-10 points), et la sécurité routière (14%, +1 point).
Le climat dominant est donc bien celui de l'apaisement estival, après une première moitié 2005 tendue. Sont notamment en recul des domaines de préoccupations importants, comme le chômage et l'emploi (71%, -2 points), la santé et la qualité des soins (40%, -3 points), le financement des retraites (37%, -4 points), la sécurité alimentaire (11%, -4 points) et l'intégration et les relations entre groupes sociaux (10%, -5 points). Seul le niveau de préoccupation sur l'évolution du pouvoir d'achat reste stable, à un niveau relativement élevé, avec 40% de niveau d'inquiétude. L'évolution du pouvoir d'achat rejoint ainsi pour la première fois à la seconde place la santé et la qualité des soins.
Enfin, autre signe de cet apaisement, les niveaux d'inquiétude sont les plus bas enregistrés depuis mars 2004 pour trois des principales préoccupations des Français : la santé et la qualité des soins, le financement des retraites, et les inégalités sociales, avec respectivement 40%, 37% et 34% d'inquiétude.
Une détente durable ?
Il n'est pas certain, à ce stade, qu'il s'agisse là des premiers signes d'une détente durable. Peut-être s'agit-il tout simplement d'un effet de saison, et du besoin de répit des esprits, après les échauffements du printemps. Néanmoins, le volontarisme affiché par le gouvernement Villepin peut également jouer sur la perception du chômage, par exemple, ou la mise en place de la réforme de l'assurance-maladie sur le niveau des préoccupations en matière de santé et d'assurance-maladie. L'apaisement observé est donc certainement le fruit d'une conjonction de facteurs, qui peuvent - ou pas - se décanter à la rentrée.