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Radioscopie de l'agglomération
rouennaise
Le 20 novembre 2000 - A
la demande de Paris-Normandie, la SOFRES a dressé une "radioscopie
des habitants de l'agglomération rouennaise". Mesurés les
Normands ? Le sondage réalisé auprès de trente-trois communes
de l'agglomération rouennaise le confirme une nouvelle fois. Les personnes
interrogées sont heureuses de vivre dans cette agglomération, mais
elles rêvent à des climats plus ensoleillés. Très optimistes
sur l'avenir de l'agglomération, les interviewés sont parallèlement
assez critiques sur l'état des lieux dans l'agglomération.
Premier enseignement
du sondage : la plupart des habitants de l'agglomération
de Rouen (82 %) sont satisfaits de vivre dans l'agglomération,
17 % seulement expriment l'opinion contraire. Toutefois
si elles avaient le choix, les personnes interrogées
seraient nombreuses (45 %) à souhaiter habiter
dans une autre région de France (principalement dans
le Sud), tandis que 43 % souhaiteraient ne pas bouger,
y compris de commune, et 11 % aimeraient habiter dans
une autre commune de l'agglomération.
Les habitants
se montrent également assez élogieux sur l'amélioration
de la situation de l'agglomération au cours des dernières
années Près des trois quarts d'entre eux (73 %)
considèrent qu'il y a eu beaucoup ou assez d'améliorations,
contre 26 % seulement qui jugent ces améliorations
limitées voire inexistantes. Les jeunes et les habitants
de Rouen sont les plus critiques sur ce point, même
si leur jugement demeure largement favorable (65 % pour
les jeunes, 62 % à Rouen), tandis que les habitants
de la Rive gauche sont les plus élogieux (84 %),
ainsi que les sympathisants socialistes et écologistes
(81 %).
Pour autant,
les habitants dressent un état des lieux relativement
critique sur la situation actuelle dans l'agglomération
de Rouen. Les jugements favorables concernent principalement
les équipements : possibilité de pratiquer
un sport (86 % jugent la situation satisfaisante), écoles-
collèges-lycées (76 %), logement-habitat
(76 %) et enfin transports en commun (71 %). L'animation
et la vie culturelle, comme les espaces verts, suscitent des
jugements plus partagés, avec certes une majorité
de jugements positifs mais un tiers de jugements négatifs.
On trouve ensuite trois domaines qui suscitent des appréciations
mitigées : la propreté des rues et des
trottoirs (56 % de jugements positifs, 44 % négatifs),
l'action en faveur des personnes défavorisées
(41 % contre 45 %), et enfin, la sécurité
des habitants (45 % contre 54 %), qui au demeurant
représente a contrario un résultat relativement
satisfaisant par rapport à ce qu'on observe dans des
enquêtes similaires . Enfin, les jugements deviennent
franchement critiques en ce qui concerne l'emploi (38 %
contre 49 %), mais plus encore la qualité de l'air
et de l'eau (70 % de jugements négatifs), les
possibilités de stationnement (70 %) et la circulation
(73 %).
En dépit
de ces critiques, l'optimisme des habitants sur l'avenir de
l'agglomération atteint un niveau impressionnant :
80 % des personnes interrogées se déclarent
plutôt optimistes et 18 % seulement pessimistes,
soit un taux particulièrement élevé par
rapport à ce qu'on observe habituellement.
La cote d'avenir
des personnalités est moins spectaculaire : Laurent
Fabius (cité par 39 % des interviewés)
et Yvon Robert (20 %) sont les deux personnalités
à qui l'on souhaite voir jouer un rôle important
dans l'agglomération de Rouen au cours des années
à venir devant Pierre Albertini (15 %) et Pierre
Bourguignon (12 %).
Carine Marcé

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