Le 21 juillet 2004
- Les Français sont-ils les mêmes consommateurs
en vacances et le reste de l'année ? Plus
précisément, qu'est-ce qui varie dans leurs
comportements de consommation ? C'est la question
que nous leur avons posée en juillet, dans le cadre
de notre dispositif d'enquêtes réalisé
pour le groupe Casino et L'Hémicycle.
Des comportements de consommation
d'abord influencés
par des désirs de sorties et de découvertes
En vacances,
les comportements de consommation sont avant tout influencés
par des désirs de sortie et de découverte.La première réponse que font en effet
les Français à la question " dans
vos dépenses de vacances, quelles sont les choses
que vous faites sur votre lieu de vacances et que vous
ne faites pas habituellement ?", c'est " aller
au restaurant, manger à l'extérieur "
(42% de citations). Combinant l'absence de contraintes,
l'aspect festif de la sortie, et la convivialité
du moment du repas, la sortie au restaurant est la première
réponse citée dans presque toutes les catégories
sociales. Vient en second lieu " l'achat de
produits régionaux ", cité par
34% des personnes interrogées, les vacances étant
aussi l'occasion de découvrir et de s'initier à
de nouveaux modes et produits de consommation.
En troisième
et quatrième rang des réponses, on trouve
là encore deux types de consommation liées
à des repas pris dehors, et qui, cette fois, mettent
l'accent sur la légèreté ou l'absence
de préparatifs : les pique-niques et barbecues,
avec 19% de réponses, et l'achat de nourriture
à emporter tels que les glaces, beignets, sandwiches,
que l'on trouve si facilement aux abords des lieux touristiques
et qui sont cités par 18% des personnes interrogées.
Les dépenses
de consommation culturelle et de loisirs arrivent aux
5e et 6e rang
des réponses, avec les sorties (cinéma,
concerts, boites de nuit, spectacles.) citées par
16% des personnes interrogées, et l'achat de livres
et de magazines (12% de citations).
La consommation
d'alcool ne fait pas recette
Si les consommations
liées aux repas sont fréquemment citées,
en revanche, la consommation d'alcool ne fait pas tant
recette : 10% des personnes interrogées disent,
plus fréquemment que dans leur vie quotidienne,
céder à la tentation de boire un verre dans
un bar ou dans un café, et 9% prendre plus souvent
l'apéritif ou un verre de vin ou d'alcool. Enfin,
l'idée de prendre des cours pour pratiquer une
activité sportive ou de loisirs ne séduit
que 7% des Français ; et dans un autre registre,
l'achat de plats préparés " tout
faits " est peu prisé (5% de réponses),
comme si même en vacances, la facilité n'était
pas un critère suffisant, et qu'il faille en matière
de comportements alimentaires lui adjoindre un peu de
convivialité ou de festivité.
L'importance
accordée à ces différents comportements
varie selon les catégories sociales. Certes, les
sorties au restaurant priment quel que soit le profil
des personnes interrogées, suivies de l'attraction
pour les produits régionaux ; mais au troisième
rang, on peut trouver l'achat de nourriture à emporter
, notamment chez des catégories caractérisées
par la modestie de leurs moyens financiers : les jeunes,
les chômeurs, les foyers aux plus bas revenus, les
peu diplômés. A l'inverse, les sorties de
type cinéma, concerts, spectacles, constituent
la troisième source de dépenses spécifiques
aux vacances chez les 50-64 ans, les professions intermédiaires,
les inactifs, et les diplômés de l'enseignement
supérieur.
Brice Teinturier