La situation dans le 7ème arrondissement de Paris :
politique et vie locale

Le 27 janvier 2001 - Le 7e arrondissement reste solidement ancré à droite : Mme Martine Aurillac, actuellement député-maire, est à peu près assurée d'être confortablement réélue aux élections municipales de mars prochain. Pour autant, le sondage de la SOFRES pour Le Figaro-Magazine montre que la dynamique dont bénéficient actuellement les listes de Bertrand Delanoë atteint même ce bastion traditionnel de la droite.

La situation politique

Au premier tour, Martine Aurillac retrouve certes à quelques points son score de juin 1995 (42% contre 45%). La liste parrainée par Jean Tibéri et conduite par Jean-Philippe Hubin, qui s'était déjà présenté en 1995 dans le 7e, est également à trois points de son score de 1995 (22 % contre 25 %).

Inversement, la liste de gauche progresse, elle, de près de 10 points par rapport à la précédente élection (de 15 % à 24 %), avec des scores particulièrement importants parmi les moins de 35 ans et les classes moyennes.

Au second tour et dans l'hypothèse d'une triangulaire, si la liste J-P. Hubin/J. Tibéri se maintient, la liste de Martine Aurillac l'emporte largement avec 43 % des suffrages contre 30 % à la liste de gauche et 27 % à la liste Tibéri. En cas de duel, la victoire serait alors écrasante avec 66 % des voix contre 34 % à la liste de gauche.

Au demeurant, les électeurs du 7e arrondissement souhaitent majoritairement (46 %) que Mme Aurillac soit le prochain maire d'arrondissement, contre 23 % qui préféreraient Jean-Philippe Hubin, et 18 % Anne Kalck, la candidate socialiste. Ils sont d'ailleurs très majoritairement convaincus (73 %) que Mme Aurillac sera le prochain maire d'arrondissement.

Les électeurs se montrent beaucoup plus circonspects sur l'élection du maire de Paris. En terme de souhait, 35 % seulement se prononcent en faveur de Philippe Séguin, 27 % en faveur de Bertrand Delanoë et 23 % en faveur de Jean Tibéri. La surprise vient de leur pronostic : la majorité des électeurs du 7e anticipent une victoire de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris. Autre indicateur de l'absence d'enthousiasme à l'égard de M. Séguin : 42 % des électeurs du 7e ont une bonne image de Philippe Séguin et 43 % une mauvaise.

Les attentes des électeurs

Le sondage de la SOFRES pour Le Figaro-Magazine fait le point également sur les attentes des électeurs du 7e et leur image de leur arrondissement.

Invités à citer les principaux problèmes dont il faudrait s'occuper dans les prochaines années dans le 7e, les électeurs focalisent leurs réponses sur les problèmes de stationnement (47 % de citations) et de propreté des rues et des trottoirs (46 %). Viennent ensuite le prix des loyers (37 %), les nuisances liées à la circulation automobile (36 %) et la sécurité des habitants (30 %). On notera que la reconversion des terrains de l'hôpital Laënnec, finalement vendus à un promoteur immobilier, qui a fait l'objet d'une vive controverse entre la Mairie de Paris, le Gouvernement et certains élus de gauche au Conseil de Paris, n'est qu'en sixième position des attentes des électeurs avec 26 % des réponses.

Très attachés à leur quartier (les trois quarts des électeurs du 7e souhaitent rester dans leur arrondissement), les habitants le décrivent comme un quartier agréable (77 %), bourgeois (60 %) et tranquille (56 %).

Ils trouvent particulièrement agréables de nombreux endroits de leur arrondissement : aussi bien le marché de la rue Cler (50 %) que les espaces verts de l'arrondissement - jardin du musée Rodin (48 %), le Champ de Mars (48 %) - ou encore le quartier historique du boulevard Saint-Germain (48 %).

Carine Marcé


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