Le 28 juillet 2004
- Poursuite de la baisse de la thématique du chômage, même
si celle-ci domine l'ensemble des préoccupations des Français ;
remontée progressive, mais continue et désormais à un niveau
élevé, des inquiétudes sur l'environnement et la pollution ;
montée des préoccupations liées aux insécurités :
tels sont les principaux enseignements de la 5e vague de notre
baromètre réalisé pour le groupe Casino et
L'Hémicycle.
Le chômage :
une préoccupation dominante en baisse régulière
Ainsi, même
si elle reste la première préoccupation
des Français, la thématique du chômage
et de l'emploi poursuit sa baisse régulière
depuis mai 2004, avec ce mois-ci 65% de citations contre
68% en juin et 73% en mai. Tout se passe comme si progressivement,
les Français commençaient à intégrer
l'idée d'une embellie sur le front du chômage.
La tendance est encore fragile et il conviendra de vérifier
si elle résiste aux inquiétudes de rentrée.
Mais elle est néanmoins perceptible.
En revanche, la santé et
la qualité des soins continuent d'inquiéter les Français :ce thème arrive toujours en seconde préoccupation (54% de citations,
+ 5 points), et si l'on notait le mois dernier une certaine décrispation,
ce n'est plus le cas, comme si la polémique avec Bercy et le débat
politique avait ravivé les doutes.
Remontée
progressive, continue et à un niveau élevé,
des inquiétudes sur l'environnement et la pollution
Autre tendance
qui se confirme dans cette enquête, la remontée
progressive, mais continue et qui se situe maintenant
à un niveau élevé, des inquiétudes
sur l'environnement et la pollution. Avec 42% de citations
ce mois-ci, le sujet progresse de 4 points sur un mois
et de 16 points par rapport à avril dernier, date
du début de la hausse. Il s'installe au 3e
rang des préoccupations, à égalité
avec le financement des retraites.
Enfin, cette
5e vague fait également apparaître
une montée des préoccupations liées
aux insécurités : insécurité
alimentaire (+12 points en un mois), insécurité
routière (+11 points) et, dans une moindre mesure,
insécurité des biens et des personnes (+4
points). Ce peut être un effet purement conjoncturel
au moment des vacances, mais qui s'ajoute aussi à
la série d'événements qui ont scandé
l'actualité de la Justice ces dernières
semaines.
L'âge
des personnes interviewées est également
un facteur discriminant
Dans le détail,
on note des différences parfois fortes selon les
catégories interrogées.Ainsi, les
femmes se montrent beaucoup plus sensibles que les hommes
au thème de la santé et des qualités
des soins (60% de citations contre 46% respectivement).
L'écart est aussi frappant en ce qui concerne la
sécurité alimentaire (35% de citations chez
les femmes, contre 22% chez les hommes) et le chômage
et l'emploi (69% contre 60%) ;
L'âge
des personnes interviewées est également
un facteur discriminant. Ainsi, les jeunes de 18 à
24 ans se montrent particulièrement préoccupés
par les inégalités sociales (48% de citations,
soit 10 points de plus que la moyenne nationale), alors
que les actifs de 25 à 49 ans privilégient
davantage les questions de l'emploi (avec 5 à 6
points de plus que la moyenne) et de l'enseignement (+10
points). Enfin, les plus de 50 ans optent pour les problématiques
de santé, notamment le problème du financement
de l'assurance maladie (+10 points de citations par rapport
à la moyenne des Français) ;
Le critère
de l'activité fait ressortir une survalorisation
de la préoccupation " chômage et
emploi " chez les ouvriers, avec 80% de citations
dans cette catégorie professionnelle, soit un écart
de 15 points par rapport à la moyenne. Autre phénomène
marquant : la deuxième place de l'enseignement
dans la liste des préoccupations des cadres et
professions intellectuelles, avec 58% de citations et
21 points de plus que chez l'ensemble des Français.