Les Français et les déchets sauvages

 

Le 28 juillet 2006 - Notre étude réalisée pour Eco-Emballages - la société qui organise la collecte sélective en France - permet de dresser un état des lieux de l'opinion à l'égard des déchets sauvages jetés en dehors du foyer - ce qu'on appelle le "littering". Principal enseignement : le littering est jugé inadmissible par la quasi-totalité des Français ; pour combattre ce phénomène, les personnes interrogées préconisent un surcroît de pédagogie plutôt que des mesures coercitives.  

Le littering jugé inadmissible par la quasi-totalité des Français

Jeter ses détritus dans les lieux publics ou dans la nature constitue aux yeux des Français comme l'acte le plus inadmissible (85%) avant le vandalisme (74%) et la vitesse sur l’autoroute (44%). Les déchets sauvages sont jugés inadmissibles surtout lorsqu’ils touchent la nature (restes d’un pique nique 83%, à comparer avec le fait de jeter ses mégots sur un trottoir jugé inadmissible par 36% des personnes interrogées).

Les Français avouent moins facilement qu’ils jettent des déchets sauvages que d’autres actes inciviques comme ne pas trier leurs déchets.

Un quart des Français estime que l'état de propreté se détériore

Seulement 17% des Français se disent très satisfaits de l’état de propreté à proximité de chez eux. Même si presque la moitié d'entre eux (45%) déclarent que la situation s’améliore, 1 Français sur 4 juge que l’état de propreté se détériore et 30% ne voient aucun changement. Ce n’est pas nécessairement dans les grandes villes que le niveau de satisfaction est le plus bas : les déchets sauvages touchent en effet tous les degrés d’urbanité. Néanmoins, on note une satisfaction nuancée dans les régions où l’affluence touristique est forte et où la collecte sélective est toujours en déploiement.

Le littering : les Français assument

Les Français ne rejettent pas la faute sur l’autre : près des 2/3 des interviewés mettent en avant que les déchets sauvages sont essentiellement commis par inadvertance (« on ne réfléchit pas trop aux conséquences » 65%) ; viennent ensuite l’équipement inadapté (38% déclarent qu’« il n’y a pas de poubelle à proximité ») et le mimétisme (« les autres le font aussi » 35%). Ce qui démontre que les déchets sauvages relèvent avant tout d’un comportement individuel.

Il n’y a pas de profil type de celui qui jette des déchets sauvages : tout le monde jette, quel que soient le milieu social ou l'âge (respectivement total d’accord 85% et 57%). Les urbains se disent eux mêmes plus négligents que les ruraux (67% total d’accord).

La pédagogie avant tout

Aux yeux des personnes interrogées, les déchets sauvages relèvent d’un problème comportemental. Ainsi, les raisons évoquées sont d'abord un manque d’éducation ou d’information (pour 56% des répondants) et de l’égoïsme, un absence de civisme (40%).

C’est sans doute pourquoi la 1ère solution qui apparaît aux yeux des Français pour lutter contre les déchets sauvages est d'abord la pédagogie, notamment auprès des enfants (pour quasiment deux tiers des répondants), avant les mesures coercitives, telles que les amendes aux personnes non respectueuses, solution qui arrive néanmoins en 2e position (pour la moitié des répondants).




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Guénaëlle Gault / Guillaume Petit
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