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Baromètre FEBEA
de l'épanouissement des Français
Le 30 juin 2008 - La première vague du baromètre FEBEA de l’épanouissement, fait suite à une étude qualitative et permet de répondre à trois grandes interrogations :
- Qu’est-ce que l’épanouissement pour les Français aujourd’hui ? Est-ce de l’ordre de l'état ou de la construction ? S’agit-il d’une attitude volontaire ou d'une acceptation sereine des choses ? Est-on dans le registre de l’intime ou de la vie sociale ? S’agit-il d’un élément pérenne ou inconstant ?
- Quel diagnostic peut être établi sur l’épanouissement aujourd’hui en France ? Les Français sont-ils épanouis ? Et leurs proches ? Et la société dans son ensemble ? Quelles sont les catégories épanouies et quelles sont les catégories qui le sont moins ?
- Et enfin, comment peut-on expliquer le niveau d’épanouissement actuel des Français ? Qu’est-ce qui, dans leur vie, va bien, voire même très bien ? Quels sont leurs principaux domaines d’insatisfaction ? Quels sont les facteurs qui contribuent à leur épanouissement ? Ceux qui comptent moins ?
L’épanouissement : qu’est-ce que c’est ? Un concept à multiples facettes
Afin d’esquisser une définition de ce qu’est l’épanouissement pour les Français, plusieurs dimensions de ce concept ont été testées. Le principe est simple : pour chacune de ces dimensions, deux propositions opposées étaient faites aux interviewés. Il s’agissait alors de donner une note comprise entre 0 et 10, 0 correspondant à une proximité d’opinion avec la première proposition et 10 à une proximité d’opinion avec la seconde, les notes intermédiaires servant à nuancer leur jugement.
- L’épanouissement : volontarisme ou fatalisme ?
D’abord, l’épanouissement semble, pour les Français, relever davantage de l’action que de l’adaptation. Ainsi, ils se sont positionnés plutôt en faveur de la définition « être épanoui, c’est prendre les choses en mains » et moins pour la définition « être épanoui, c’est prendre les choses comme elles sont ». La note moyenne obtenue sur l’échelle opposant ces deux définitions est en effet de 6,4 soit une opinion qui penche en faveur du proactivisme. Etre épanoui, ce serait davantage aller de l’avant, ne pas se laisser aller, que d’accepter la vie avec philosophie.
- L’épanouissement : un état ou une évolution construite dans le temps ?
De la même façon, les Français estiment que l’épanouissement est le fruit d’une construction. Ainsi, lorsqu’on leur demande si l’épanouissement est davantage "un état que l’on ressent, dans lequel on se trouve à un moment donné" (0) ou « une évolution, [quelque chose qui] se construit petit à petit (10), la balance penche plutôt en faveur de la deuxième proposition puisque la note moyenne obtenue est de 6,2, sachant que 19% des individus interrogés donnent la note 8, 5% la note 9 et 13% la note 10.
- L’épanouissement : être bien avec soi-même ou avec les autres ?
Si sur les deux dimensions précédentes, une définition relativement nette de l’épanouissement peut être dégagée, les Français ont en revanche plus de mal à dire si l’épanouissement, « c’est être bien, être en accord avec soi-même, » (0) ou « être bien, être en accord avec les autres (10). La note moyenne obtenue est de 4,4, sachant que plus d’un quart des interviewés (28%) ont choisi la note intermédiaire (5) quand 11% ont donné la note 2 et 8% la note 0. On note donc une vraie difficulté à choisir entre les deux items.
L’état des lieux : diagnostic de l’épanouissement en France aujourd’hui
- En 2008, les Français sont massivement épanouis (83%)
Après avoir défini l’épanouissement, l’on peut légitimement se demander si les Français parviennent à être épanouis dans leur vie quotidienne. Il semble que oui, et massivement : 83% d’entre eux se disent épanouis, dont 25% très épanouis. Dans le contexte actuel, marqué par les incertitudes économiques et la cristallisation des préoccupations des Français sur la baisse de leur pouvoir d’achat, la première vague du baromètre FEBEA de l’épanouissement des Français vient donc apporter un éclairage positif de la situation des Français en 2008. Elle montre que malgré les difficultés quotidiennes, les Français restent somme toute relativement épanouis et satisfaits de la plupart des aspects de leur vie. De même, ils perçoivent leur entourage proche comme épanoui (85% perçoivent leur famille comme épanouie, très ou plutôt, 81% leurs proches, leurs amis et 79% leur conjoint).
Ce qui est intéressant à noter et qui peut paraître surprenant, est qu’il y a peu de différences selon les catégories objectives. Que l’on soit homme ou femme, cadre ou ouvrier, on est épanoui dans les mêmes proportions.
Deux nuances principales, peuvent toutefois être relevées.
- « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie » (Paul Nizan) : un démenti ?
Ainsi, les plus épanouis sont les 18-24 ans : 95% d’entre eux considèrent qu’ils sont épanouis, dont un tiers (32%) très épanouis. Ils sont légèrement plus nombreux à se dire épanouis que les plus jeunes, c’est-à-dire les 15-17 ans (92%) et beaucoup plus nombreux que les personnes des autres classes d’âge : 84% des 25-49 ans, 81% des 50-64 ans et 76% des 65 ans et plus.
Tout se passe comme si les 18-24 ans, sortis de l’adolescence mais pas encore tout à fait entrés dans l’âge adulte, se satisfaisaient de leur situation plus que les autres catégories d’âge.. Ceci pourrait soutenir l'idée selon laquelle l’épanouissement est une forme de projection dans l’avenir : les jeunes, pour qui les choix et les projets restent plus ouverts, se montrant alors davantage épanouis, parce qu’ils ont le sentiment que l’histoire de leur vie reste à écrire.
- Si l’argent ne fait pas le bonheur, il contribue à l’épanouissement
L’argent ferait-il l’épanouissement ? Il semble qu’a minima, il y contribue, quoique moins qu'on aurait pu le penser : près de trois quarts des interviewés dont le revenu du foyer est inférieur à 1500 euros se disent épanouis, alors que cette proportion s’élève à 90% quand les revenus du foyer sont supérieurs à 3000 euros. A noter que, quel que soit le niveau de revenus, une large majorité de Français se déclare épanouie.
Quand une somme d’individus épanouis ne produit pas une société épanouie... Si la plupart des Français semblent eux-mêmes épanouis et entourés d’individus épanouis, il est intéressant de noter que le jugement porté sur l’épanouissement de la société en général s’avère très différent : ainsi, seuls 25% des interviewés estiment qu’aujourd’hui en France, les gens en général sont épanouis dont seulement 1% très épanouis. Le jugement porté sur la société dans son ensemble s’avère donc relativement sombre, les Français ayant plutôt l’image d’une population peu épanouie, alors qu’au niveau individuel, ils ont le sentiment inverse.
Qu’en conclure ? Que les Français portent un regard plus indulgent sur eux-mêmes que sur leurs concitoyens ? Qu’ils sous-estiment l’épanouissement de la société pour mieux mettre en avant leur propre épanouissement ? Qu’ils ont une image de la société influencée par ce qu’ils voient dans les médias et ainsi, trop pessimiste ? Reste que cette déconnexion regard individuel et regard collectif se retrouve sur d’autres indicateurs tels le moral, la situation économique et financière, etc.
Les fondements de l’épanouissement
Mais au fond, qu’est-ce qui explique l’épanouissement des Français ? Quels sont les éléments de leur vie qui leur donnent satisfaction ? Ceux dont ils sont moins satisfaits ? Et finalement, de quelle manière ces différents aspects contribuent-ils à leur épanouissement global ?
Des Français satisfaits de leur vie, et des copains d’abord.
Les Français se disent satisfaits de beaucoup de choses dans leur vie, et surtout de leur entourage proche, au premier rang duquel les amis et la vie familiale, suivis du cadre de vie et de la vie sexuelle.
- Ainsi, 94% d’entre eux se disent satisfaits de leur vie sociale, de leurs relations avec leurs amis, dont un tiers très satisfaits, et ce surtout au sein des 15-17 ans (57% de très satisfaits).
- De même, 93% sont satisfaits de leur vie familiale dont 36% très satisfaits.
- En termes de satisfaction, viennent ensuite le cadre de vie (92% en sont satisfaits) puis la vie amoureuse (87% des personnes concernées en sont satisfaites) et la vie sexuelle (86% des personnes concernées). Les 18-24 ans sont les plus nombreux à être satisfaits de leur vie familiale (98% de satisfaits) et de leur vie sexuelle (94% de satisfaits).
A des niveaux toujours élevés et largement majoritaires, viennent ensuite : l’alimentation (85% de satisfaits) et la vie culturelle ou intellectuelle (85%), l’apparence extérieure (84%) et les loisirs (83%). Concernant leur travail, leur situation professionnelle, 78% des Français concernés s’en disent satisfaits, de même de leur vie associative, leur engagement dans la vie publique.
Sur le plan physique, les Français se montrent également satisfaits : 75% de leur forme physique, de leur état de santé, - cette proportion allant décroissant avec l’âge de même qu’avec le niveau de diplôme - 72% de leur silhouette et 61% de leur poids. Enfin, 68% sont satisfaits de leur situation matérielle et financière, 67% de leur sommeil.
Des écarts de satisfaction selon le niveau de revenu et le sexe essentiellement.
Dans le détail, on peut observer certains écarts selon les catégories de population, selon le niveau de revenu et le sexe essentiellement. Ainsi, en ce qui concerne le cadre de vie, le travail et la situation matérielle et financière, les foyers modestes se déclarent moins satisfaits que les foyers aisés, malgré des niveaux qui restent élevés.
Sur le plan physique, les Français se déclarent beaucoup plus satisfaits que les Françaises : si 90% des hommes sont satisfaits de leur apparence extérieure, ceci est le cas de « seulement » 78% des femmes, et si 82% des hommes sont satisfaits de leur silhouette, cette proportion descend à 62% chez les femmes. Enfin, 67% des hommes sont satisfaits de leur poids, pour 57% des femmes.
- Des Français non seulement satisfaits de leur vie mais satisfaits d’eux-mêmes.
En dehors de ces éléments de satisfaction, l’enquête délivre un portrait de Français satisfaits d’eux-mêmes.
- Ainsi, 97% des interviewés disent être fidèles à leurs convictions, 96% se sentent aimés et entourés, 93% se disent généreux et solidaires, 87% voient la vie du bon côté, 85% des Français ont confiance en eux, 84% se sentent en sécurité et 83% ont des projets, des envies.
- Enfin, dans le bas de tableau, 69% des interviewés se sentent maîtres de ce qui leur arrive, et 61% se sentent séduisants. - Les piliers de l’épanouissement : la vie avec ses proches. Pour connaître les facteurs qui contribuent à l’épanouissement des Français parmi l’ensemble des éléments ci-dessus, une analyse statistique a été réalisée (le bilan d’image). Elle permet de déterminer les éléments qui contribuent le plus à l’épanouissement et ceux qui sont moins importants.
D’après cette analyse, il apparaît que ce qui contribue le plus à l’épanouissement est de se sentir aimé et entouré de même que d’être satisfait de sa vie familiale, sociale et amoureuse. Ces éléments viennent contredire l'idée d'un diktat des apparences : les Français nous disent ici que pour eux, être "beau et riche" n'est pas indispensable pour être épanoui.
Le Dossier de synthèse de la FEBEA est téléchargeable sur www.febea.fr

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