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Le 5 novembre 2007 - La préoccupation sur la hausse des prix atteint en novembre un niveau record, inégalé depuis 1981. Pour 28% des Français, le Gouvernement doit s’occuper en priorité de lutter contre la hausse des prix (+4 points par rapport à octobre 2007). Sur ce point, l’action du Gouvernement est mal perçue par les Français : 85% d’entre eux la jugent pas efficace (+5 points).
Parallèlement, la détente sur le chômage se poursuit, bien que ce dernier reste le premier poste de préoccupation : c’est aujourd'hui la priorité pour 34% des Français (-2 points), soit le niveau le moins élevé depuis juin 2003. En revanche, la perception de l’action du Gouvernement contre le chômage se dégrade elle aussi : 73% ne la considèrent pas efficace (+4 points).
Après l’embellie estivale qui a suivi l’élection présidentielle,
une lente dégradation du climat politique et social
En novembre, 62% des Français considèrent que les choses ont tendance à aller plus mal (+4 points par rapport à octobre 2007), contre 18% (-3 points) pour qui elles vont en s’améliorant, et 16% pour qui il n’y a pas de changement (-1 point).
Les Français sont aussi plus nombreux à anticiper de nombreux conflits sociaux. Alors que les mois d’octobre et de novembre sont marqués par des grèves, 74% d’entre eux s’attendent à ce qu’il y ait beaucoup de conflits sociaux dans les deux ou trois prochains mois (+7 points par rapport à la vague précédente).
Dans le même temps les Français qui pensent que les problèmes qui vont se poser en France risquent d’entraîner le recours aux affrontements et à la violence sont plus nombreux (49% pour 43% en octobre) que ceux pour qui ils pourront être résolus par la négociation et le compromis (42%, -7 points).
Sur le plan international, 46% des Français (+5 points) considèrent que le rôle de la France dans le monde s’affaiblit, contre un tiers (31%, -7 points) pour qui il se renforce et 15% pour qui il n’y a pas de changement (+1 point).
Les cotes de confiance de Nicolas Sarkozy et de François Fillon en baisse
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy perd 4 points en un mois pour s’établir à 53% en novembre – contre 42% qui disent ne pas lui faire confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement (+2 points).
Le Président conserve le soutien de 50-64 ans (59%, +3 points), et, dans une moindre mesure, celui des 65 ans et plus (56%, -6 points). En revanche, la défiance est prégnante chez les plus jeunes : les 25-34 ans et les 18-25 ans sont 46% à lui accorder leur confiance.
Notons que si les cadres et professions intellectuelles font aujourd'hui majoritairement confiance à Nicolas Sarkozy (51%, +7 points), la défiance des professions intermédiaires et les employés s’accentue : ils sont 46% à lui faire confiance, respectivement en baisse de 9 et 4 points.
Les Français qui disent avoir confiance en François Fillon sont devenus minoritaires en novembre. 44% des Français disent aujourd'hui lui faire confiance (en baisse de 8 points depuis octobre 2007), contre 47% qui se disent défiants (+5 points).
Parmi ces derniers, ce sont les jeunes qui disent avoir le moins confiance : 58% (+6 points) des 18-24 ans et 55% (+11 points) des 25-34 ans. A l’inverse, les 50-64 ans sont 53% à lui accorder leur confiance (+4 points), tandis que les 65 ans et plus sont 49% à faire de même (-9 points).
L’analyse par profession montre une dégradation de la confiance en François Fillon particulièrement notable chez les employés : seuls 29% d’entre eux lui font confiance (-16 points), pour 44% en moyenne. Les cadres et professions intellectuelles (38%, -1 point) et les ouvriers (41%, -10 points) sont eux aussi en retrait. La dégradation se fait aussi sentir, même si le niveau de confiance reste chez eux supérieur, chez les inactifs et retraités (48%, -5 points) et les professions intermédiaires (43%, -8 points).
La cote d’avenir de la plupart des personnalités testées est en baisse, hormis celle de Xavier Bertrand, qui a bénéficié d’une forte médiatisation (23%, +3 points), et celle de Noël Mamère (28%, +3 points).
Popularité des partis, UMP en baisse, PS stable, les Verts en hausse
L’image de l’UMP bascule elle aussi en novembre. 43% des personnes interrogées en ont une mauvaise image (+1 point), contre 41% qui en ont une bonne (-6 points).
Le Parti socialiste, dont l’image reste stable, ne bénéficie néanmoins pas de ce phénomène, avec 35% d’image positive (-1 point) contre 52% d’image négative (-2 points).
Notons en revanche la hausse de la popularité des Verts, dans un contexte marqué par le Grenelle de l’environnement. Il s’agit en novembre du seul parti dont les Français ont majoritairement une bonne image : 44% (+5 points), contre 41% qui en ont une mauvaise image (-8 points).
Pierre Jougla

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