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Les nouveaux comportements
de santé des Français
Le 3 décembre 2001
- Afin d'étudier les nouveaux comportements de santé des Français,
le département Santé de Taylor Nelson Sofres a réalisé
une enquête pour le compte des laboratoires Merck génériques.
Disposés dans plus de 4000 pharmacies sur l'ensemble du territoires, les
questionnaires ont été directement remplis par les individus lors
de leur passage dans les officines. Principal enseignement de notre enquête :
les médicaments génériques jouissent d'une bonne image auprès
de l'opinion. Si les répondants cherchent d'abord auprès du pharmacien
des conseils en matière de délivrance de médicaments, c'est
le médecin qui constitue leur principale source d'information.
Le pharmacien,
d'abord un rôle conseil
Environ 9
individus sur 10 identifient le rôle du pharmacien
comme un rôle de conseil et de délivrance de
médicaments. 95% des répondants leur demandent
conseil, principalement pour des problèmes bénins
(88%) type toux, fièvre, rhume, 43% pour des problèmes
cosmétiques, et dans une moindre mesure, 25% pour
des problèmes diététiques et 22% pour
des problèmes de santé graves. Leur rôle
en matière d'hygiène (56%) et de prévention
(45%) sont moins perçus.
L'automédication
concerne 8 individus sur 10
8 individus
sur 10 déclarent s'automédiquer. Inversement,
un individu sur 5 déclare ne jamais s'automédiquer,
essentiellement les femmes et les inactifs. Parmi les médicaments
achetés en automédication, on trouve principalement
les remèdes aux maladies bénines (rhume, 76% ;
toux, 66% ; fièvre, 59%), puis aux problèmes
de fatigue (vitamine, 41%) notamment chez les plus jeunes
(56%). En moyenne, ce sont entre 3 et 4 médicaments
qui sont achetés sans avis du médecin.
Les médicaments
génériques bénéficient d'une
bonne image
L'image des
médicaments génériques est bonne, surtout
auprès des catégories sociales supérieures.
Ainsi, les génériques sont perçus comme
efficaces (79%, dont 92% chez les moins de 25 ans), bon
marché (76%) et aussi sûrs que les médicaments
d'origine (63%, dont 77% chez les moins de 25 ans).
Environ 70%
des interviewés déclarent être prêts
à demander des médicaments génériques
à leur médecin pour contribuer à la
réduction du déficit de la Sécurité
sociale. Cependant, seulement un tiers des personnes interrogées
demande effectivement ce type de médicament à
son médecin. Toutefois, lorsque leur pharmacien leur
propose des génériques - 90% des individus
se sont déjà vu en proposer - 6 individus
sur 10 l'acceptent " à chaque fois ",
et 2 sur 10 " parfois ". De plus, afin
de pallier les problèmes que rencontre la Sécurité
sociale, 3 individus sur 10 sont prêts à se
rendre moins souvent chez le médecin, et 2 sur 10
à acheter des médicaments sans ordonnance.
Le médecin,
principale source d'information
Enfin, les
individus ayant répondu à notre enquête
utilisent en moyenne trois moyens d'information différents
en matière de santé : le médecin
est le plus sollicité (76%), notamment de la part
des personnes âgées (83%), devant le pharmacien
(70%). Viennent ensuite la télévision (44%)
et la presse (42%). Notons à cet égard que
6% déclarent utiliser Internet pour s'informer en
matière de santé, notamment les moins de 35
ans (10%).
Nadia AUZANNEAU
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