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Baromètre des états hospitaliers
2003
vague 2
Le 19 juin
2003 - La deuxième édition du baromètre
annuel des états hospitaliers, réalisé
pour Décision Santé, avec la collaboration
de Stan le Scolan Conseil, MACSF
et ICSF a pour but d'observer l'évolution
des mentalités des professionnels hospitaliers dans
un contexte tourmenté : accréditation,
restructuration, législation, droits des patients,
retraite et récupération du temps de travail.
Ainsi, la dernière vague de ce baromètre met
au jour les atouts et les faiblesses du système hospitalier
tels qu'ils sont perçus par leurs principaux acteurs.
Les cadres
dirigeants plus confiants que leurs collègues soignants
Les cadres dirigeants
apparaissent globalement beaucoup plus confiants que leurs
collègues soignants. L'étude montre ainsi que
des outils comme les schémas d'organisation (SROS)
perdent du crédit dans l'opinion : 39% des soignants
s'accordent à reconnaître leur capacité
à organiser correctement l'activité hospitalière,
pour 52% des cadres dirigeants. Une différence d'appréciation
encore plus marquée dans le secteur privé.
Autre sujet qui
perd des points dans l'opinion des professionnels hospitaliers :
la diminution des différences régionales. En
2002, soignants et administratifs étaient 41% à
estimer que ces différences se réduisaient,
pour 36% cette année.
Enfin, les activités
du secteur privé apparaissent de plus en plus centrées
sur le plateau technique.
Les établissements
et les patients
Etablissements
et patients conservent une relation qui oscille entre exigence
et suspicion. Ainsi, le respect des droits des patients est
aujourd'hui une réalité pour 91% des personnels.
Mais pour 98% d'entre eux, les patients sont toujours aussi
exigeants d'une année sur l'autre.
L'analyse plus
précise des chiffres révèle cependant
des divergences privé/public, personnels administratifs/soignants.
Ainsi, concernant la capacité des patients à
remettre en cause la responsabilité des professionnels
de santé, les chiffres atteignent 99% dans le secteur
privé (pour 97% en 2002) alors qu'ils marquent un léger
ralentissement dans le public 95% pour 96% il y a un an.
Le potentiel
des établissements
L'opinion des
professionnels hospitaliers sur la capacité des établissements
à évoluer, à répondre aux demandes
des populations, ou à développer des activités
nouvelles reste très majoritairement positive (plus
de 80% d'adhésion). La confiance est donc le maître
mot qui qualifie les perspectives de l'hôpital.
Cependant, l'analyse
plus pointue des résultats révèle une
diminution de l'appréciation à l'égard
de la capacité des établissements publics à
s'ouvrir sur l'extérieur (84%, pour 87% en 2002). Une
capacité réfutée par 19% du personnel
soignant du service public, contre 8% dans le secteur privé.
Autre crainte
mise en lumière par notre étude : la capacité
des établissements à conserver un nombre suffisant
de personnels soignants. 56% des cadres soignants ne leur
font pas confiance en la matière.
La gestion
du personnel
L'opinion des
professionnels semble globalement satisfaisante en ce qui
concerne l'environnement du travail. Le niveau de satisfaction
reste stable (76%, pour 75%) et progresse pour ce qui est
de la reconnaissance de l'activité (+4).
En revanche,
la satisfaction des professionnels est moindre pour ce qui
est du niveau de rémunération (59%), même
s'il progresse de 8 points par rapport à la vague 2002.
Enfin, l'opinion
se montre très critique à propos de la gestion
du temps de travail (76% des professionnels hospitaliers se
disent insatisfaits) et de la RTT. Sujet à propos duquel
les professionnels de santé sont de plus nombreux à
estimer qu'elle met les établissements en difficulté
(88%, +5) et entraîne une détérioration
en interne des relations interprofessionnelles
La communication
interne et externe
Le sujet suscite
l'engouement et reste un des besoins important des personnes
interrogées. Seul 25% considèrent la formation
en communication suffisante.
Si l'image que
véhicule l'entreprise est globalement satisfaisante
pour 68% des personnels interrogés, la moitié
n'est pas convaincue de la communication menée par
l'établissement et 87% souhaiteraient un renforcement
de la communication vers l'extérieur. Le secteur public
juge plus négativement que le privé l'image
véhiculée par l'hôpital, le climat social
et la communication externe de l'entreprise.
Fiche technique
Etude réalisée
par téléphone du 9 au 14 avril 2003, auprès de 300 cadres
hospitaliers, (150 directeurs et DRH, 50 praticiens hospitaliers chefs de service,
50 praticiens, 50 surveillantes générales).
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