Le 28 avril 2006 - Aujourd'hui, en France, 500 000 personnes sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC), soit près de 1% de la population. La moitié de cette population porteuse du virus reste non dépistée. Dans ce contexte, l'enquête TNS Healthcare réalisée pour Roche révèle qu'après une information sur les modes de contamination, 35% des Français s'estiment porteurs potentielsdu virus de l'hépatite C. Pourtant, seuls 39 % d'entre eux déclarent s'être fait dépister.
Une méconnaissance et un silence autour de l'hépatite C
qui dédramatisent sa gravité
Si 57% des Français connaissent l'existence de l'hépatite C soit presque autant que la B (62%) et bien plus que l'hépatite A (42%), près des deux tiers de la population française ne connaissent pas ou mal les modes de contamination à l'origine de l'hépatite C (60%). L'étude révèle des amalgames entre les modes de contamination de l'hépatite C et ceux des autres hépatites et du Sida. Ainsi, les 2 modes de contaminations les plus cités sont, à juste titre, les transfusions et, à tort, les relations sexuelles non protégées. L'hépatite C est une maladie peu évoquée dans les médias (en comparaison avec le sida ou le cancer), et ce silence semblant de nature à minimiser sa gravité, agit alors comme un frein à la démarche de dépistage. Pourtant, 2 Français sur 3 (65%) se déclarent intéressés par des informations sur l'hépatite C.
Une « maladie silencieuse »,
sans symptôme apparent grave qui n'incite pas à la démarche de dépistage
Les personnes susceptibles d'être concernées (transfusées, tatouées/percées, ex-toxicomanes.) se disent « à l'abri » en évoquant l'antériorité de l'acte de contamination et, surtout, l'absence de symptômes actuels.
L'enquête confirme qu'un Français sur trois (35%) s'estime éventuellement concerné par le risque de contamination de l'hépatite C, après avoir été informé sur les modes de transmission. Pourtant, parmi ces populations dites « à risque », seuls 39% des personnes déclarent avoir réalisé un dépistage.
La connaissance de l'efficacité des traitements est insuffisante
également pour inciter au dépistage
S'il s'avère tout à fait crédible, pour 4 individus sur 10 interrogés, que plus l'hépatite C est prise en charge tôt, plus les chances de stopper son évolution sont grandes, la connaissance de la guérison est encore beaucoup plus faible (seul 1 Français sur 5 envisage tout à fait probable la guérison avec les traitements actuels).