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Les grandes tendances des NTIC
dans les entreprises européennes
Le 3 novembre 2000 - Dans
le cadre d'un partenariat avec NetWorld+Interop
2000, premier événement européen Internet, Réseaux
et Télécoms, Taylor Nelson Sofres IT/Télécoms a réalisé
une étude qualitative auprès de décideurs informatiques en
France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et au Danemark. Cette étude permet
de comprendre comment les entreprises européennes utilisent aujourd'hui
les technologies de l'information et de la communication (NTIC), de mieux cerner
leurs freins, et de recueillir leurs critères de choix des prestataires
NTIC.
Les NTIC :
un outil d'information/de communication et de relation-client.
Pour les entreprises
européennes, les NTIC permettent tout d'abord d'améliorer
l'information et la communication. Les bénéfices
des NTIC (via l'e-mail, puis l'Internet) sont dans l'ordre
décroissant :
- Un gain de temps et un accès
immédiat à l'information,
- Un accès au monde/au
marché,
- Une facilité pour traiter
tout type de document "lourds ou complexes" (e-mail),
- Une amélioration de
la connaissance,
- La possibilité d'être
connu en quelques mois, voire de devenir leader rapidement.
"L'amélioration de
la connaissance" est un bénéfice très important notamment
cité par les entreprises anglaises et danoises. Le e-learning commence
à se développer dans ces pays, à l'instar de la forte croissance
déjà enregistrée aux USA.
Les directeurs
informatiques de l'ensemble des pays interrogés citent
ensuite l'amélioration du service client-fournisseur.
Les bénéfices qui reviennent le plus souvent
sont l'amélioration du service client - le CRM (Customer
Relationship Management) -, l'adaptation aux besoins spécifiques
des clients (marketing personnalisé), la rationalisation
des process et procédures internes pour accroître
l'efficacité, la traçabilité des produits
et services et la meilleure gestion, le suivi et le contrôle
des fournisseurs " On-line ".
. plus qu'un
moyen d'augmenter les ventes
Les entreprises
européennes interrogées pensent par ailleurs
que les NTIC ne permettent pas d'augmenter significativement
les ventes, confirmant ainsi le faible développement
de l'e-commerce en Europe dans la majorité des secteurs
d'activité. Pour les entreprises, l'e-commerce n'est
pas encore un véritable outil de vente mais représente
une vitrine nécessaire (site Web). La majorité
des entreprise déclare utiliser Internet pour s'informer
sur les produits et les prix mais achète et ne vend
peu, citant spontanément les problèmes de sécurité
des transactions, ainsi que le faible développement
et le manque de fiabilité de la logistique comme principaux
freins.
La réduction
des coûts induites par les NTIC est également
considérée comme difficile à mesurer.
Manquant de recul, les entreprises, bien que conscientes des
gains de productivité induits par les NTIC, peinent
à évaluer le retour sur investissement.
Les freins
au développement des NTIC dans les entreprises
Les freins
structurels à l'adoption des NTIC sont tout d'abord
les difficultés que représentent pour l'entreprise
l'adaptation de son organisation interne et la modification
de ses process et procédures. Par ailleurs, l'incertitude
quant aux choix technologiques et leur retour sur investissement
est une difficulté ressentie plus fortement en Grande-Bretagne
et surtout en Allemagne (véritable problème
pour défendre un dossier auprès de la Direction
Générale). Les dirigeants informatiques soulignent
ainsi leur difficulté à favoriser l'introduction
de nouvelles technologies et ce, à un rythme adapté
aux besoins réels de l'entreprise et dans un cadre
budgétaire contrôlé.
Au delà
des freins structurels, l'étude qualitative révèle
l'existence de freins psychologiques : la peur du changement,
le manque d'information, de connaissance ou de compétence ;
et parfois (beaucoup plus rarement) la résistance de
la Direction. Ces freins psychologiques sont toutefois moins
importants dans les entreprises de plus de 500 salariés,
qui ont déjà mis en place des projets liés
aux NTIC, et ont donc dédramatisé le processus
par une forte implication de l'interne.
La sécurité
de l'information et des transactions demeure un enjeu essentiel,
et un frein non négligeable, cité spontanément
dans toutes les entreprises européennes et en particulier
par la Grande-Bretagne (1er frein cité).
Enfin, les
entreprises les plus avancées dans l'utilisation des
NTIC (Danemark et les entreprises européennes de +
de 500 salariés) évoquent le risque de déshumanisation
associé au monde virtuel créé par les
NTIC. Cette apparente contradiction indique qu'une fois franchies
les étapes de mise en place des NTIC, le rôle
de l'humain dans les relations internes et externes reprend
tout sa valeur.
Que faire
pour faciliter l'adoption des NTIC dans l'entreprise ?
Les entreprises
interrogées donnent elles-mêmes des recettes
éprouvées : implication et communication
au sein de l'ensemble de l'entreprise, " c'est l'affaire
de tous ". Elles insistent également sur
la nécessité de repérer et agir sur les
changements nécessaires en amont, pour ne pas les subir
ou les faire subir. Ceci apparaît comme le meilleur
moyen pour éviter tout rejet.
Cela passe
par plusieurs étapes préparatoires : réalisation
des changements au moment opportun, en fonction du secteur
et du marché ; refonte de l'organisation de l'entreprise
(process, procédures), en accord avec la Direction
générale ; tenter enfin une analyse des
coûts et du retour sur investissement pour mieux convaincre
la Direction générale.
Les critères
de choix d'un fournisseur NTIC
La mise en
place de projets touchant aux NTIC nécessite de faire
appel à des prestataires extérieurs spécialisés.
Sur ce point, la plupart des responsables informatiques, quel
que soit leur pays, citent des critères de choix identiques.
Ce sont des critères à la fois liés à
l'entreprise " fournisseur " et à
ses représentants :
- Dialogue, interactivité,
rapidité, flexibilité,
- Compétences à
la fois sur les aspects techniques et contractuels,
- Continuité de la relation
et du service (le changement d'interlocuteurs est mal vécu),
- Pérennité de
la société et des solutions,
- Solution adaptée et
non standardisée (fort rejet),
- Qualité de l'ensemble
du " delivery "
- c'est aussi le respect des engagements de service (SLA),
- Compréhension de la
stratégie client,
- Vision du futur des NTIC (selon
la taille de l'entreprise, ce rôle de conseil est tenu par des consultants
ou par les fournisseurs eux-mêmes).
En conclusion,
cette étude montre que les NTIC sont de plus en plus
intégrées par et dans les entreprises, partout
en Europe. Les entreprises ont une bonne compréhension
des bénéfices induits, le principal d'entre
eux étant l'amélioration de la communication
et de l'information (l'E-mail est l'outil indispensable par
excellence). L'impact des NTIC sur l'organisation de l'entreprise
est radical. L'entreprise doit donc s'y préparer structurellement
et psychologiquement. Le " virtuel " ne
doit pas tuer " l'humain " et les individus
doivent conserver toute leur valeur. Les fournisseurs sont
de plus en plus des partenaires de l'entreprise mais aussi
des spécialistes. Enfin, le E-commerce, bien que de
mieux en mieux compris, est encore peu intégré
dans les entreprises étudiées, traduisant le
décollage encore faible de cette technologie en Europe.
Christian
BLONDEAU

Fiche
technique
Etude qualitative
réalisée auprès de décideurs informatiques en France,
en Allemagne, en Grande-Bretagne et au Danemark. 38 directeurs informatiques d'entreprises
de plus de 200 salariés de ces 4 pays ont été interrogés
dans le cadre de réunions de groupe au cours du mois d'octobre 2000.
Le
Livre Blanc Interop N°2 (format .pdf), "Internet et votre
entreprise", réalisé à l'occasion de NetWorld+Interop
Paris, 1er événement européen Internet, Réseaux et Télécoms qui se tiendra
du 7 au 9 novembre 2000.
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