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Baromètre politique - septembre 2011

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01.09.2011 Étude publiée

Étude réalisée pour Le Figaro Magazine

Survey Details

Étude réalisée les 26 au 29 août 2011 pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratificartion par région et catégorie d'agglomération.

Un climat de rentrée peu profitable

Après une hausse marquée lors de nos deux précédentes vagues, la confiance envers Nicolas Sarkozy connaît une légère baisse (-1 point à 24%) pour s'établir à un niveau toujours bas. Cette tendance à la baisse est contrebalancée par une légère diminution (-1 point à 72%) de la défiance envers Nicolas Sarkozy, confirmant alors la baisse de 3 points du mois dernier. La défiance envers le Président de la République retrouve ainsi son niveau le plus bas depuis le mois de février 2011.

Si lors de notre dernière vague Nicolas Sarkozy profitait d'une hausse de sa cote de confiance parmi l'ensemble des catégories d'interviewés, on retrouve ce mois-ci d'importantes variations selon les profils. La confiance en Nicolas Sarkozy baisse chez les diplômés du supérieur (-4 points à 24%) ainsi que chez les retraités (-3 points à 29%) et augmente chez les catégories aisées (+10 points à 34%), les sympathisants de droite (+ 7 points à 62%), les professions intermédiaires (+5 points à 28%) ainsi que chez les salariés du secteur public (+5 points à 20%).

François Fillon, après l'annonce de ce plan de rigueur, enregistre lui aussi une baisse de sa cote de confiance qui s'établit à 33% (-2 points). Cette baisse est particulièrement marquée chez les cadres et les professions intellectuelles (-12 points à 29%), chez les catégories modestes (-13 points à 16%) ainsi que chez les inactifs (-5 points).

Au global, le moral des Français baisse (+3 points avec 82% des Français estimant que les choses ont tendance à aller plus mal), mais les interventions de Nicolas Sarkozy pour endiguer la crise économique et la dette à l'échelle européenne au mois d'août, ainsi que le succès de l'intervention militaire en Libye, semblent avoir compensé l'impact des annonces fiscales, dont son Premier ministre a plus directement pâti.

François Hollande en tête du classement

François Hollande, en tête de notre classement, devance Martine Aubry (notre terrain d'enquête, réalisé du 26 au 29 août, a eu lieu pendant l'université d'été du Parti Socialiste). Les deux leaders socialistes étaient au coude-à-coude lors de notre dernière vague et se détachent ce mois-ci l'un de l'autre, avec une cote d'avenir à 41% pour Martine Aubry (-4 points), contre 46% pour François Hollande qui reste stable et confirme alors son ascension depuis le mois de février. S'ils baissent tous les deux auprès des sympathisants de droite, François Hollande confirme sa première place auprès des sympathisants de gauche (à 70%) et du PS (à 73%) avec une hausse de sa cote d'avenir de deux points alors que Martine Aubry stagne auprès des sympathisants de gauche (à 66%) et perd même 2 points auprès des sympathisants PS avec une cote d'avenir à 66%. Ségolène Royal et Emmanuel Valls restent, quant à eux, stables à 29% et 19% alors qu'Arnaud Montebourg progresse de 2 points à 17%.

Eva Joly profite légèrement de sa victoire à la primaire d'Europe Ecologie Les Verts, avec une cote d'avenir qui augmente de 3 points à 24%. En revanche, Nicolas Hulot semble pénalisé par son attitude vis-à-vis d'EELV, notamment lors de son université d'été, puisqu'il connaît une forte baisse de 9 points, et passe de la troisième à la cinquième place du classement avec une cote d'avenir à 35%.

Marine Le Pen connaît elle aussi une baisse importante de 6 points, avec une cote d'avenir qui s'établit à 20%. Elle apparaît fragilisée par les propos et les dérapages de personnalités du FN et de Jean-Marie Le Pen suite à la tuerie d'Oslo, propos face auxquels elle n'a pas exprimé de désaccord.

Après des semaines difficiles, dues à la dégradation économique et financière du pays ainsi qu'à l'annonce d'un plan de rigueur, et une moindre visibilité pendant l'été, les membres de l'équipe gouvernementale et de l'UMP connaissent eux aussi globalement une baisse de leur cote d'avenir. Seul François Baroin semble épargné avec une cote d'avenir en hausse de 2 points à 21%.

Dominique Strauss-Kahn, suite à l'abandon des poursuites pénales aux États-Unis, voit sa cote de confiance progresser de 3 points pour s'établir à 20%.

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