Étude réalisée par Internet le 4 octobre 2012 pour l'émission CQFD de iTélé auprès d'un échantillon de 1014 individus âgés de 18 ans et plus. Echantillon national représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé, région).
Le coût du travail constitue un frein
à la compétitivité des entreprises françaises pour 6 Français sur 10
62% des Français estiment que le coût du travail (c'est-à-dire les salaires et les cotisations patronales) constitue un frein à la compétitivité des entreprises françaises, contre 29% qui ne sont pas d'accord avec cette affirmation. Même si, en l'absence d'autres déclarations, ces chiffres ne préfigurent en rien de la légitimité ou de l'acceptation d'une éventuelle baisse du coût du travail et des modalités de compensation afférentes, les Français partagent donc le diagnostic que semble avoir posé le gouvernement d'un coût du travail handicapant pour la compétitivité française.
Notons que si cette perception est particulièrement liée à la préférence partisane (90% des sympathisants UMP estiment que le coût du travail constitue un frein à la compétitivité), une majorité relative de sympathisants socialistes tiennent le même constat (48% d'accord contre 44% pas d'accord).
Un hiatus entre les efforts attendus et perçus du gouvernement vis-à-vis des entreprises
62% des Français jugent que la création et le développement des entreprises doit être quelque chose de prioritaire pour le gouvernement aujourd'hui, contre 32% important mais pas prioritaire et 2% seulement secondaire. Mais dans le même temps, seuls 36% des Français estiment que la création et le développement des entreprises est quelque chose de prioritaire pour le gouvernement aujourd'hui, contre 41% important mais pas prioritaire et 17% secondaire.
De sorte qu'on observe un hiatus majeur entre les efforts demandés par les Français en ce qui concerne le développement entrepreneurial en France et les efforts perçus du gouvernement en la matière.