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Baromètre politique - juin 2012

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30.05.2012 Étude publiée

Étude TNS Sofres / Sopra Group réalisée pour Le Figaro Magazine

Survey Details

Étude TNS Sofres / Sopra Group réalisée les 24 et 25 mai 2012, pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d'agglomération.

La vague de juin 2012 de notre baromètre politique pour le Figaro Magazine, réalisée 3 semaines après l'élection présidentielle montre que, dans un contexte de très relative embellie de l'optimisme des Français, le nouveau couple à la tête de l'exécutif paraît susciter un certain attentisme.

Une alternance politique qui ne rime pas avec optimisme

La crise reste bien présente dans les perceptions des Français. Si, en effet, la part des personnes qui pensent que les choses ont tendance à aller plus mal en France passe de 83% en mars dernier à 65%, soit une baisse de 18 points, l'optimisme ne progresse pas dans les mêmes proportions : seuls 13% des Français pensent que les choses vont en s'améliorant (une hausse modeste de 7 points). Lors de l'élection de 2007, l'embellie avait été plus nette : 28% des Français pensaient alors que les choses allaient en s'améliorant contre 50% qu'elles avaient tendance à aller plus mal.

Un certain attentisme à l'égard de François Hollande et Jean-Marc Ayrault

Trois semaines après son élection, 55% des Français disent faire confiance à François Hollande pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement contre 37% qui ne lui font pas confiance. Le nouveau Président ne bénéficie donc pas auprès de l'opinion publique d'un état de grâce comme en avait connu ses prédécesseurs : en 1981 74% des Français faisaient confiance à F. Mitterrand, 64% à Jacques Chirac en 1995 et encore 63% à Nicolas Sarkozy en 2007.

L'opinion reste très clivée à l'égard du nouveau Président : les sympathisants de gauche font très largement confiance (89%) à François Hollande quand ceux de droite se montrent très méfiants (75% ne lui font pas confiance).

Parallèlement 50% des Français font confiance à Jean-Marc Ayrault contre 30% qui ne lui font pas confiance, 20% n'émettant pas d'opinion. S'il n'y a donc pas d'état de grâce pour le nouveau Premier ministre, on n'observe pas non plus de forte défiance à son égard. A titre de comparaison, en 2007, 55% des Français faisaient confiance à François Fillon mais 35% ne lui faisaient pas confiance.

Des progressions et des entrées remarquées dans notre classement des popularités de plusieurs membres du nouveau Gouvernement

A gauche, plusieurs personnalités faisant leur entrée au Gouvernement voient leur cote d'avenir fortement progresser c'est le cas de Manuel Valls : 41% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle important à l'avenir (+8), de Laurent Fabius (35%, +9), d'Arnaud Montebourg (34%, +3), de Pierre Moscovici (32%, +6) et de Cécile Duflot (29%, +6).

Cinq nouveaux membres du Gouvernement font par ailleurs leur entrée dans notre classement à des niveaux relativement élevés : Najat Vallaud-Belkacem (30%), Michel Sapin (27%), Christiane Taubira (26%), Vincent Peillon (25%) et Aurélie Filippetti (23%).

En revanche, Martine Aubry, si elle reste dans le haut de notre classement, chute de 5 points à 40%.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon qui avait fortement progressé pendant la campagne présidentielle enregistre une chute de 7 points à 39%

Chez les personnalités de droite, François Fillon prend la tête de notre classement des cotes d'avenir : 43% des Français (et 81% des sympathisants UMP) souhaitent lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir. Il devance ses prétendants à la tête de l'UMP : Alain Juppé (37%) et surtout Jean-François Copé (24%).

Par ailleurs, si 31% des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy joue un rôle important dans les mois à venir, c'est le cas de 76% des sympathisants UMP auprès de qui il devance toutes les autres personnalités de droite à l'exception de François Fillon.

Marine Le Pen ne semble pas particulièrement bénéficier de l'après présidentielle : sa cote d'avenir s'établit à 30%, en baisse de 2 points par rapport à mars dernier.

François Bayrou enfin, qui avait bénéficié d'une certaine dynamique pendant la campagne, recule : 38% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle (-11). Cette baisse est essentiellement due à une perte de soutien chez les sympathisants UMP (-25) qui n'est pas compensée par une popularité accrue chez les sympathisants de gauche.

Une image des partis qui s'améliore

La séquence électorale paraît avoir bénéficié aux différentes formations politiques : l'opinion des Français à leur égard s'améliore pour chacune d'elles par rapport à mars dernier, sauf pour Europe-Ecologie Les Verts et le MoDem.

Le Parti Socialiste consolide sa place de parti le plus populaire : 54% des Français (+3) en ont une bonne opinion, devant Europe Ecologie Les Verts (42%, -4), l'UMP (36%, +7) et le Parti de Gauche (34%, +6). L'image du Front national progresse également assez fortement : 24% des Français (+4) en ont une bonne opinion, soit le plus haut niveau jamais enregistré pour cette formation.

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