Étude TNS Sofres / Sopra Group réalisée par téléphone les 26 et 27 mars 2012 pour iTélé auprès
d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population âgée
de 18 ans et plus et inscrits sur les listes électorales. Méthode des
quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par
région et catégorie d'agglomération.
A la fin mars, notre enquête montre à la fois une progression de Nicolas Sarkozy et un recul de François Hollande. Le Président sortant, dont l’attitude lors des événements de Toulouse a été saluée, prend l’avantage dans le duel serré pour la première place. Il progresse de 3 points à 29% tandis que François Hollande recule de 2 points à 28%. La dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon se confirme : avec 13,5% d’intentions de vote, il se positionne désormais en quatrième position devant François Bayrou (10%), derrière Marine le Pen (15%).
François Hollande recueille 55% des intentions de vote au second tour contre 45% pour Nicolas Sarkozy. Le candidat socialiste recule mais préserve un net avantage du fait du maintien du score global de la gauche au premier tour et des bons reports des votes Mélenchon.
Avantage Sarkozy dans le duel pour la tête du premier tour
Nicolas Sarkozy, dont l’attitude lors des événements de Toulouse a été saluée, progresse de 3 points et obtient davantage d’intentions de vote que François Hollande, à 29% contre 28% pour le candidat du PS. Le président-candidat gagne 3 points d’intentions de vote depuis notre dernière vague d’enquête (12 mars 2012), pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 2011. Le candidat socialiste, quant à lui, perd 2 points d’intentions de vote.
Dynamique Mélenchon qui double nettement François Bayrou
A ce premier « croisement de courbes » s’ajoute celui qui voit Jean-Luc Mélenchon (13,5%, +3,5) devancer François Bayrou (10%, -1). Marine le Pen, quant à elle, reste en troisième position avec 15% d’intentions de vote, en recul d’un point par rapport à la mi-mars. 37% des électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon déclarent cependant pouvoir changer d’avis. C’est l’électorat le moins certain avec celui de François Bayrou, qui s’affirme cependant davantage : 46% des électeurs du candidat du MoDem déclarent pouvoir changer d’avis, en recul de 11 points par rapport à la mi-mars. Les autres candidats restent proches de leurs niveaux antérieurs, 2% pour Eva Joly, 1% pour Nicolas Dupont-Aignan, 0,5 pour Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jacques Cheminade.
Un second tour toujours nettement en faveur du candidat socialiste
Le second tour reste nettement en faveur de François Hollande, même si Nicolas Sarkozy rattrape une partie de son retard. Le candidat socialiste recueille 55% des intentions de vote (en recul de 3 points par rapport à la mi-mars) contre 45% pour Nicolas Sarkozy (+3 points). D’un tour à l’autre, François Hollande bénéficie de la stabilité du vote de gauche ainsi que des bons reports des votes de premier tour pour Jean-Luc Mélenchon (85%) et, dans une moindre mesure, pour François Bayrou (47%). Nicolas Sarkozy bénéficie de la moitié des reports des votants Marine le Pen (contre 20% pour François Hollande et 30% qui s’abstiennent au second tour) et de 33% de ceux de François Bayrou (contre 20% qui s’abstiennent).