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Baromètre politique - mai 2011

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05.05.2011 Étude publiée

Étude réalisée pour Le Figaro Magazine

Survey Details

Étude réalisée les 29 avril au 2 mai 2011 pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratificartion par région et catégorie d'agglomération.

Nicolas Sarkozy à son plus bas niveau depuis son accession à la présidence

La confiance dans le couple exécutif diminue légèrement en avril, pour atteindre son plus bas niveau depuis juin 2007. La cote de confiance de Nicolas Sarkozy perd ainsi 3 points par rapport à notre vague d'avril et s'établit à 20%, son niveau le plus bas depuis son accession à la présidence. A l'inverse, se sont désormais 76% des Français (+2 points) qui ne lui font pas confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement. Le chef de l'Etat enregistre ses plus fortes baisses auprès des plus jeunes, perdant 4 points chez les 18-24 ans (14%) et 7 points chez les 25-34 ans (13%), ainsi que des salariés du secteur public (8%, -12 points), évolution qui peut s'expliquer par l'annonce faite ce mois-ci du gel du salaire des fonctionnaires pour l'année 2012.

On note par ailleurs que sa cote de confiance est liée de manière assez nette avec la catégorie de revenu des personnes interrogées. Si la chute est très prononcée chez les catégories modestes  (-18 points pour atteindre 6% de confiance), elle est beaucoup moins nette parmi les catégories moyennes et aisées au sein desquelles la stabilité est de mise. Malgré l'approche de l'élection présidentielle, le chef de l'exécutif connaît une baisse de confiance chez les sympathisants de droite, avec une chute globale de 7 points. Parmi les sympathisants UMP, sa cote de confiance s'établit à 68%, soit une chute de 3 points par rapport à début avril. Cette baisse se confirme aussi chez les électeurs proches du FN avec une chute de 4 points (18%).

Dans ce contexte difficile, la cote de confiance de François Fillon diminue aussi de 3 points pour atteindre son niveau le plus bas, 33%, déjà atteint au mois de mars 2011. Cette baisse est ici aussi plus marquée parmi les 25-34 ans (-7 points) et parmi les salariés du secteur public (-12 points). Ainsi, la dernière grande annonce du Gouvernement sur la prime aux salariés des entreprises augmentant leurs dividendes n'a pas permis d'enrayer la dégradation de l'opinion à l'égard de l'exécutif.

L'entrée en campagne bouscule les cotes d'avenir des premiers candidats

Le classement des personnalités politiques présente peu d'évolutions ce mois-ci, mais on note d'importants changements parmi ceux qui se sont lancés dans la campagne présidentielle. Ainsi, Nicolas Hulot, premier de notre classement le mois dernier, chute lourdement et perd 8 points pour s'établir à 43%, derrière Dominique Strauss-Kahn. Il paie sans doute l'annonce de sa candidature qui a rendu son profil moins consensuel et n'a pas soulevé l'enthousiasme des écologistes.

Au contraire, trois personnalités voient leur cote progresser. Il s'agit tout d'abord de François Hollande, qui profite de la médiatisation autour de son premier meeting de campagne lors duquel il a dévoilé son programme. L'ancien Premier secrétaire du PS progresse ainsi de 6 points pour atteindre 40% de cote de confiance, à égalité avec Martine Aubry (42%). Chez les sympathisants de gauche, les trois principaux candidats à l'investiture socialiste sont désormais dans un mouchoir de poche (65% pour Martine Aubry et 60% pour Dominique Strauss-Kahn et François Hollande). On constate par ailleurs une hausse de Ségolène Royal (+4 points, 29%), qui, après plusieurs mois en retrait de l'actualité, s'est à nouveau imposée dans les médias notamment par ses critiques contre les élites. L'ancienne candidate à la présidentielle se situe toutefois loin derrière ses principaux concurrents aux primaires socialistes parmi les sympathisants de gauche (44%).

Enfin, Marine Le Pen poursuit sur sa progression entamée au début de l'année et atteint désormais 29% (+4 points). Elle se positionne désormais comme la personnalité préférée des sympathisants de droite (NC, UMP, MPF, FN) et enregistre notamment une forte progression auprès des seniors (+8 points), des salariés du secteur public (+13 points), des sympathisants UMP (+8 points) et des sans diplôme (+9 points).

Quand aux cotes d'avenir des autres personnalités politiques, elles évoluent peu malgré une tendance générale à la baisse. Notons que Jean-Louis Borloo ne semble pas profiter de l'annonce de son départ de l'UMP et de l'incertitude autour de sa candidature (36%, -1 point), de même que Dominique de Villepin (27%, -2 points) qui ne bénéficie pas de sa proposition d'instaurer un « revenu citoyen » de 850 euros.

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