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Les Français et la crise européenne

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03.12.2011 Étude publiée

Etude TNS Sofres Mediaprism réalisée pour CQFD sur i-Télé

Survey Details

Enquête TNS Sofres MediaPrism réalisée par internet du 1er au 2 décembre 2011 pour l'émission CQFD de iTélé auprès de 1012 individus. Echantillon national représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas (Sexe, âge, profession de l'interviewé, région).


Les Français et l’Union européenne : le principe de solidarité face à la tentation du repli

Alors que les pays de l’Union européenne s’enlisent dans la crise économique et financière, les Français se montrent très partagés quant au principe de solidarité européenne. En effet, si 40% des sondés pensent que « les Etats membres de l’Union européenne devraient faire davantage preuve de solidarité entre eux », une proportion équivalente de Français succombe à la tentation du repli national, puisque 41% considèrent que les Etats membres « devraient au contraire avant tout s’occuper de la situation dans leurs pays ». Ces chiffres, en apparence équilibré, recouvrent de vrais clivages, bien davantage sociologiques que politiques, dans la population. C’est en effet le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel qui semble se rejouer ici avec une question qui traverse et divise aussi bien à droite qu’à gauche. A ce titre, les hommes (54%), les plus de 50 ans (51%) et les cadres (58%) défendent le principe de solidarité alors que les femmes (45%), les moins de 35 ans et les catégories populaires (50%) souhaitent majoritairement que chaque Etat s’occupe de sa propre situation nationale.

Les Français divisés à l’égard du transfert de souveraineté budgétaire

L’idée que la France fasse d’abord valider son budget par l’Union européenne avant de le faire voter par le Parlement français partage les sondés. Si une majorité relative de sondés (45%) ne semble pas encore prête à sacrifier l’un des symboles de la souveraineté et de l’indépendance nationale, un peu plus d’un tiers (35%) y consent alors que 20% des sondés déclarent ne pas avoir suffisamment d’information pour se prononcer. Là encore, ce sont les hommes (46%), les cadres (49%) et les électeurs du « oui » au référendum de 2005 (53%) qui se montrent les plus disposés à accepter un contrôle de l’Union européenne, alors que les femmes (45%), les catégories populaires (46%) et électeurs du « non » au référendum de 2005 (66%) y sont majoritairement opposés.

Le couple franco-allemand où l’image d’un Nicolas Sarkozy pas assez ferme face à Angela Merkel

A l’heure où la France cherche à impulser une nouvelle dynamique dans les relations franco-allemandes pour résoudre la crise de l’euro, une majorité relative de Français (41%) estime que Nicolas Sarkozy n’est « pas assez ferme » face à la chancelière allemande contre seulement 6% qui le jugent « trop ferme » et 28% « comme il faut » alors qu’un quart des sondés ne se prononce pas. Un sentiment qui prédomine chez les hommes (49% pour 39% chez les femmes), les ouvriers (55%) et les sympathisants socialistes (54%), ainsi que pour  40% des sympathisants de droite.

Guénaëlle Gault
  • Guénaëlle Gault
  • Directrice de département
  • +33 (0)1 40 92 45 27
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