La quasi-totalité des Français déclarent avoir de bonnes relations de voisinage
93% des Français ont de bonnes relations avec leurs voisins, celles-ci étant majoritairement qualifiées d’amicales (49%) et de cordiales, juste polies (44%). Dans seulement 5% des cas, les relations entre voisins sont déclarées inexistantes, voire tendues, difficiles dans 1% des cas.
Ce sont les personnes les plus âgées (75 ans ou plus) qui déclarent davantage avoir des relations de voisinage amicales (57%) ; ils sont 43% parmi les jeunes (moins de 35 ans) à partager cet avis. Les jeunes sont plus nombreux que leurs aînés à qualifier leurs relations de voisinage d’inexistantes (9%).
Des différences régionales peuvent également être observées puisque les habitants d’Alsace (58%) et du Limousin (54%) jugent plus amicales que la moyenne leurs relations avec leurs voisins. A l’opposé, c’est en Ile-de-France que les relations de voisinage sont jugées les moins amicales (41%). La Bretagne et la Champagne Ardenne sont les régions où elles semblent le plus distantes : 9% déclarent inexistantes les relations avec leurs voisins.
Des relations caractérisées par de fréquents échanges
Si les relations entre voisins semblent globalement bien se passer, comment se concrétisent-elles exactement ? 74% des Français déclarent avoir déjà invité des voisins ou avoir été invités par des voisins. Ils sont également 74% à avoir déjà emprunté ou s’être fait emprunter un ingrédient ou un outil. L’invitation entre voisins, de même que le prêt d’ingrédient ou d’outil, s’avèrent plus fréquents en Bretagne (85% pour la première, 82% pour le second) et dans le Limousin (85% et 86%), dans les communes rurales (79%) ainsi que chez les 35-49 ans (80%).
Parallèlement, plus de la moitié (57%) a déjà eu à s’occuper du logement d’un voisin pendant son absence (animal, plante, courrier…). Cette pratique s’accroît avec l’âge. Elle est plus répandue dans les régions du Sud Ouest qu’ailleurs : Limousin (71%), Midi Pyrénées (67%) et Poitou-Charentes (64%).
Dans une moindre mesure, les voisins s’improvisent également baby-sitters : 32% des Français ont déjà gardé les enfants de leurs voisins ou ont fait garder les leurs par un voisin. En Poitou-Charentes, garder les enfants de ses voisins est un service couramment rendu (41%), tout comme en Bourgogne (40%). Plus le niveau de revenu du foyer est élevé, plus l’on a déjà gardé les enfants de ses voisins.
Les relations conflictuelles entre voisins semblent en revanche moins fréquentes. Seuls 21% des Français déclarant avoir eu à se plaindre auprès d’un voisin bruyant. Cette proportion est plus importante chez les étudiants (33%), en Ile-de-France et dans Nord-Pas-de-Calais (28%).
De même, plus l’agglomération est grande, plus ce comportement est fréquent, ce qui a sans doute partie liée avec la promiscuité. La région du Limousin semble championne des relations de voisinage puisque ses habitants sont toujours plus nombreux que les autres à être entrés en interaction avec leurs voisins pour des raisons non conflictuelles alors qu’ils sont moins nombreux que les autres à être allés se plaindre auprès d’un voisin bruyant. De même, la présence d’enfants au foyer semble accroître la sociabilité entre voisins.
Trois catégories de voisins désagréables : les bruyants, les fouineurs et les impolis
Pour les Français, le pire des voisins est en premier lieu (pour 31% d’entre eux) un voisin qui fait du bruit le dimanche ou après 22h, suivi pour 26% du voisin qui les observe, les épie et du voisin qui ne leur dit jamais bonjour (26% également). Vient ensuite le voisin qui a un animal agressif, bruyant ou sale (23%), celui qui détériore ou qui salit les parties communes (23%) ou encore celui qui râle toujours contre le moindre bruit (18%).
En revanche, celui dont les enfants sont mal élevés (13%), celui qui gare ou range sa poussette, son deux roues ou sa voiture n’importe où (9%) et enfin, avec 2%, celui qui passe son temps à demander des services semblent moins déranger les Français.
En Ile-de-France (36%), de même dans le Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine (35%), le pire des voisins est davantage qu’ailleurs considéré comme celui qui fait du bruit alors que dans le Limousin (35%), en Basse-Normandie (33%), en Poitou-Charentes (33%), dans le Languedoc-Roussillon (32%) et en Auvergne (31%), le pire des voisins est surtout celui qui vous observe, vous épie. En Bretagne (38%) et en Picardie (32%), on accorde davantage d’importance à la politesse, puisque le pire des voisins est avant tout celui qui ne dit jamais bonjour. Enfin, les habitants de Champagne Ardenne se montrent particulièrement sensibles à la présence d’animaux dans leur voisinage, 38% d’entre eux considérant que la pire situation est d’avoir un voisin maître d’un animal agressif, sale ou bruyant.
Le voisin idéal : discret, poli et aimable
Si pour les Français, le pire des voisins est envahissant, le meilleur est, sans surprise, celui qui sait se montrer discret. Ainsi, 40% des Français interrogés déclarent que pour eux, le meilleur voisin est celui qui est discret, ou celui qui est poli (40% également) suivis à 32% par celui qui est toujours aimable. Moins fréquemment, le meilleur des voisins est celui qui les dépanne lorsqu’il leur manque quelque chose (21%), celui qui est à leur écoute et prend de leurs nouvelles (21%) et celui qui arrose leurs plantes ou s’occupe de leur animal domestique quand ils ne sont pas là (15%). Enfin, de manière plus marginale est évoqué celui qui garde leur clé pour ouvrir à quelqu’un lorsqu’ils ne sont pas là (10%), celui qui les invite régulièrement (4%) et celui qui n’est jamais là (2%).
Si les habitants des petites agglomérations préfèrent un voisin discret, ceux des plus grandes favorisent en revanche la politesse. Dans les régions, les préférences balancent également entre les deux qualités: la discrétion est largement préférée en Bretagne (50%), dans le Limousin (47%), en Midi-Pyrénées (44%), dans le Pays de la Loire (41%) et en Lorraine (40%); la politesse étant privilégiée dans le Nord-Pas de Calais (53%), en Haute-Normandie (44%), en Auvergne (39%) et en Ile-de-France (39%).
Les jeunes (moins de 35 ans) préfèrent largement un voisin poli à un voisin discret, tandis que les plus âgés (plus de 75 ans) privilégient l’amabilité (28%) et le fait d’avoir un voisin à leur écoute, qui prend de leurs nouvelles (28%).