La Commission Européenne vient de publier les premiers résultats de l'Eurobaromètre, réalisé pour le compte de la Commission Européenne du 25 mars au 4 mai 2008, auprès d'échantillons représentatifs de la population âgée de 15 ans et plus, résidant dans les 27 états membres de l'Union européenne et les 4 pays suivants : Croatie, Turquie, ancienne république yougoslave de Macédoine et en communauté turque chypriote.
Nous reproduisons ici le communiqué de presse rédigé par la Commission européenne
- Représentation en France
L’Eurobaromètre du printemps 2008, réalisé entre mars et avril 2008 témoigne d’une nette dégradation du climat de l’opinion, après le pic d’optimisme du second semestre 2007. Pour la première fois, l’inflation devance le chômage parmi les préoccupations des Français et ces derniers anticipent une année difficile sur le plan économique.
La confiance dans les institutions politiques s’inscrit à la baisse, ainsi que la plupart des indicateurs de soutien à l’Union européenne. Si les Français craignent toujours la mondialisation dans une plus forte proportion que leurs partenaires, et s’ils demeurent majoritairement opposés à l’idée de futurs élargissements – en particulier à la Turquie, ils continuent à se dire favorables au principe de l’euro, à une politique étrangère commune et à la politique de défense et de sécurité commune. La part de ceux qui rejettent l’Union européenne demeure marginale et dans de nombreux domaines, la légitimité de l’action de l’Union est confirmée. C’est le cas notamment en matière d’environnement, d’énergie et d’immigration, trois priorités de la Présidence française de l’Union européenne au second semestre 2008.
- 67% des personnes interrogées pensent que la qualité de la vie est meilleure en France que dans le reste de l’Union européenne.
- 57% s’attendent à une dégradation de la situation économique du pays dans les douze mois qui viennent (+32 points par rapport à l’automne 2007).
- 82% ont le sentiment que la vie des enfants d’aujourd’hui sera plus difficile que celle de leur génération.
- Invités à pointer les deux problèmes les plus importants qui se posent à leur pays, les Français placent désormais l’inflation en tête (51% de citations), le chômage arrivant désormais en seconde position (30%, -8).
- 66% des Français associent la mondialisation à une menace pour les entreprises et pour l’emploi, un niveau supérieur de 23 points à la moyenne UE-27. 76% estiment que la mondialisation accroît les inégalités sociales.
- La cote de confiance du gouvernement français est de 28% (-14), celle de l’Union européenne est de 50% (-1). 44% des Français disent faire plutôt confiance à la Commission européenne (-10), 33% plutôt pas (+8).
- 48% des Français considèrent que l’appartenance de leur pays à l’Union est une bonne chose (en recul de douze points en un semestre), 17% qu’il s’agit d’une mauvaise chose (+5).
- En termes de valeurs, les Français associent d’abord l’Union européenne aux droits de l’homme (45%), à la paix (41%) et à la démocratie (34%).
- Pour 34%, les choses vont dans la bonne direction dans l’Union, pour 38%, elles vont dans la mauvaise direction. Mais 53% (contre 42%) sont optimistes sur le futur de l’UE.
- 60% sont opposés à de futurs élargissements de l’Union, 31% y sont favorables, un niveau inférieur de 16 points à la moyenne européenne. L’adhésion de la Croatie est soutenue par 45% des Français, mais seulement 19% se prononcent aujourd’hui pour l’entrée de la Turquie dans l’Union.
- Le principe de la monnaie unique est accepté par 71% des Français. 79% des répondants se déclarent par ailleurs favorables à une politique de défense et de sécurité commune.
- Les Français privilégient le niveau européen pour les prises de décision en matière de terrorisme (85%), de recherche (78%), d’environnement (77%).
- Pour renforcer l’Union, les Français estiment que l’accent devrait être mis sur l’environnement (38%), l’immigration (34%) et l’énergie (31%), qui sont d’ailleurs trois priorités de la Présidence française de l’Union européenne.
- Avant le lancement de cette présidence, 27% des Européens et 49% des Français affirmaient en avoir récemment entendu parler dans les médias.