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Baromètre politique - février 2011

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03.02.2011 Étude publiée

Étude réalisée pour Le Figaro Magazine

Survey Details

Étude réalisée du 28 au 31 janvier 2011 pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratificartion par région et catégorie d'agglomération.

Une dégradation généralisée du rapport aux politiques

Nouveaux records de défiance pour l’exécutif

Après une courte embellie en tout début d’année et dans un contexte marqué par l’annonce d’une remontée du chômage et des difficultés sur la scène internationale, la dernière vague de notre baromètre politique réalisé du 28 au 31 janvier enregistre une baisse de la popularité de l’exécutif.

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy perd 3 points par rapport à début janvier et s’établit à 24%. Elle retrouve ainsi son niveau de décembre denier, qui est aussi le plus bas depuis son accession à la présidence. 72% des Français (+2 points) ne lui font pas confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement : le plus haut niveau enregistré et déjà atteint en octobre dernier. L’écart entre la confiance et la défiance à l’égard du Président atteint donc en ce début 2011 un record depuis l’élection de 2007.

La cote de confiance du Premier ministre baisse également ce mois-ci : -4 points à 34% c’est-à-dire son plus bas niveau depuis juin 2007 (un niveau déjà enregistré toutefois en octobre 2010).

Le Président enregistre ses plus fortes baisses auprès des sympathisants UMP (-7 points), même si ceux-ci lui font encore très largement confiance (73%, soit le même niveau qu’en décembre 2010, contre 25% qui ne lui font pas confiance) et auprès des sympathisants du Front national : seuls 15% d’entre eux (-10 points) lui font ainsi confiance. La popularité du Président baisse aussi fortement chez les personnes âgées de 65 ans et plus (-7 points) : 33% d’entre eux lui font confiance soit le plus bas niveau enregistré pour cette catégorie de la population, traditionnellement mieux disposée à l’égard de Nicolas Sarkozy.

François Fillon enregistre également des baisses plus marquées chez les plus âgés : 47% des 65 ans et plus (-7 points) et 32% des 50-64 ans (-11 points) lui font ainsi confiance. En revanche, il progresse chez les sympathisants UMP (+3 points à 85%) et sa baisse est plus limitée que pour le Président auprès des sympathisants du Front national (-6 points à 32%).

Cotes de confiance des Présidents de la République
(premier mandat de F. Mitterrand, J. Chirac, N. Sarkozy)

La baisse de la cote d’avenir de nombreuses personnalités

Contrairement à ce qui a pu être observé par le passé, cette baisse de  popularité n’est pas concentrée sur le couple exécutif mais témoigne d’une dégradation plus globale du rapport au politique.

Elle s’inscrit en effet dans un contexte de baisse ou de stabilité de la popularité de la plupart des personnalités qui affecte tous les partis. De manière générale les cotes d’avenir des personnalités testées s’établissent en ce début d’année à des niveaux bas.

Les baisses sont particulièrement marquées chez les personnalités de droite et n’épargnent pratiquement aucun ministre : Michèle Alliot-Marie (28% ; -4), Christine Lagarde (28% ; -4), Frédéric Mitterrand (23% ; -3) et Xavier Bertrand (18% ; -2) voient leur cote d’avenir reculer. Jean-François Copé perd lui 4 points à 19%. Pour toutes ces personnalités les baisses sont plus marquées encore chez les sympathisants de droite (-8 pour Christine Lagarde et Frédéric Mitterrand, -7 pour Jean-François Copé).

Mais c’est une personnalité de gauche, Dominique Strauss-Kahn, qui enregistre la baisse la plus forte ce mois-ci : -7 points. Le directeur général du FMI conserve malgré tout la tête de notre classement avec 42% des Français qui souhaitent lui voir jouer un rôle important dans les années à venir. Cette baisse de la cote d’avenir de Dominique Strauss-Kahn est d’autant plus notable que celles de ses possibles concurrents aux primaires socialistes restent stables : c’est le cas de Martine Aubry (38%, -1), de François Hollande (31% ; =), de Ségolène Royal (28% ; =) ou encore de Manuel Valls (18% ;-1). Si Dominique Strauss-Kahn est toujours en 2e position auprès des sympathisants socialistes (après Martine Aubry et juste avant Bertrand Delanoë), il perd également 6 points auprès de cette catégorie où il se retrouve désormais talonné par François Hollande qui continue sa progression.

Les personnalités de la gauche de la gauche ne sont pas épargnées par cette défiance accentuée à l’égard des leaders politiques : Olivier Besancenot perd 4 points à 28% et Jean-Luc Mélenchon – dans un contexte de forte médiatisation – voit sa cote d’avenir également reculer à 15% (-2 points).

Au final, seules trois personnalités enregistrent une hausse – minime mais notable dans ce contexte – de leur cote d’avenir : Dominique de Villepin et Jean-Marie et Marine Le Pen (+1 point). 19% des Français souhaitent ainsi que la nouvelle présidente du Front national joue un rôle important dans les mois et les années à venir et sa cote d’avenir continue de progresser chez les sympathisants de droite (+2 à 36%).

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