Une timide reprise de la confiance
L’année dernière avait été marquée par l’irruption de la crise qui avait impactée l’ensemble des résultats. On assiste cette année à une consolidation de ces résultats. La confiance à trouver un 1er emploi remonte cette année chez les jeunes diplômés, une évolution a contrario de l’ensemble des français dont le moral continue de s’éroder. Les ingénieurs restent cette année beaucoup plus confiants que les commerciaux, à 73% (contre 44% chez les commerciaux).
Travailler toujours plus pour gagner plus
En ce qui concerne l’arbitrage vie privée / vie professionnelle également, les ingénieurs suivent (comme l’an dernier déjà) la logique des commerciaux consistant à « travailler + pour gagner + » : 54% sont dans cette posture (62% chez les commerciaux) alors que 40% souhaitent gagner un peu moins en travaillant moins (27% chez les commerciaux), résultats stables par rapport à l’an dernier.
L’attractivité des secteurs en mouvement chez les ingénieurs
Le palmarès d’attractivité des secteurs reste plutôt stable cette année chez les commerciaux, le Conseil et l’Audit restant en tête de classement, malgré une baisse de 4pts, imputable à l’audit (-9 pts, alors que le conseil reste aussi attractif). On retrouve cette année encore le secteur banque assurance en 2e position, suivi de celui des médias. À noter, une forte baisse d’attractivité de la grande conso (7%, -7 pts / 2009).
L’attractivité des secteurs évolue en revanche beaucoup plus chez les ingénieurs, le secteur de l’énergie reprenant la tête du classement (tout en restant à un niveau stable de 28%), du fait surtout de la baisse du conseil et de l’audit (-10 pts, imputable cette fois au conseil qui perd 8pts) et des télécommunications (20%, -12 pts). L’industrie redresse la tête : l’aéronautique (24%, +14 pts) et l’automobile (16%, +9 pts) progressent fortement cette année. Le secteur des transports connaît lui aussi une hausse, mais moins importante (13%, +5 pts).
BNP Paribas et EDF, toujours numéros 1 des 2 classements spontanés
Cette année encore, les 1ères places du classement d’attractivité spontanée sont ravies par BNP Paribas chez les commerciaux et EDF chez les ingénieurs.
Les baisses les plus importantes chez les commerciaux touchent cette année surtout les banques (Société Générale, -7 pts ; BNP, -4 pts) et les cabinets d’audit et de conseil (KPMG, -6 pts ; PWC, -4 pts ; Deloitte, -5 pts).
Chez les ingénieurs, les entreprises du secteur bancaire baissent en attractivité cette année (SG, -6 pts, BNP, -4 pts). Le haut du classement est largement occupé par des énergéticiens (GDF-Suez et Areva se positionnant juste après EDF) et des entreprises d’aéronautique (Dassault, +4 pts, Thalès, EADS, SNECMA/SAGEM, + 5 pts).
Un classement assisté très différent du spontané chez les commerciaux, plus homogène chez les ingénieurs
Le classement assisté est comme à l’accoutumée très différent du spontané chez les commerciaux. On y retrouve cette année encore des entreprises qui les font « rêver », alors qu’elles recrutent souvent peu : Apple, Canal + et Microsoft en constituent le trio de tête. Les plus fortes hausses cette année se font dans des secteurs variés (Logica, +10 pts ; Accor, +9 pts ; PSA et EADS, +8 pts). Du côté des plus fortes baisses, on retrouve notamment les 2 grands cabinets de conseil en stratégie (McKinsey et BCG), ainsi que d’autres cabinets de conseil et d’audit (KPMG, CapGemini, Deloitte, Altran).
Le palmarès assisté des ingénieurs est lui, plus homogène avec leur classement spontané. On y retrouve cette année encore des énergéticiens (EDF, +4 pts ; Veolia Environnement, +11 pts) des entreprises du secteur aéronautique (Dassault aviation, +8 pts ; Thalès, +7 pts) qui continuent cette année leur progression, mais aussi cette année des entreprises du secteur automobile (PSA et Renault gagnent 9 pts). Les plus fortes baisses se concentrent sur les banques et, comme pour les commerciaux, sur les cabinets de conseil et d’audit.