Étude réalisée par Internet le 27 septembre 2012 pour l'émission CQFD de iTélé auprès d'un échantillon de 1014 individus âgés de 18 ans et plus. Echantillon national représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé, région).
Le « racisme anti-Blancs » une réalité perçue dans l'opinion ?
Plus d'un Français sur deux (56%) déclare partager le constat formulé par Jean-François Copé soulignant, dans son livre à paraître, qu' « un "racisme anti-Blancs" se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de "gaulois", au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux ». Notons que plus d'un quart des personnes interrogées (27%) se déclarent même « tout à fait d'accord » avec cette affirmation. Ce point de vue divise, en revanche, fortement l'électorat Français. En effet, si les sympathisants de droite y adhèrent massivement (84%), ils sont 37% chez les sympathisants de gauche.
Au-delà de l'affirmation même, la prise de parole de Jean-François Copé sur ce sujet apparaît légitime à une courte majorité. En effet, 51% des personnes interrogées estiment que Jean-François Copé « a raison d'en parler car c'est une réalité » (une opinion partagée par 80% des sympathisants UMP). Ils sont néanmoins près d'un tiers (29%) à penser au contraire « qu'il a tort d'en parler car cela peut attiser les tensions au sein de la société française » et 20% à ne pas s'exprimer sur le sujet.
L'UMP et le FN : quelle frontière ?
Si une majorité de Français, 56%, estime que l'UMP et le Front national « sont en désaccord sur l'essentiel », ils reconnaissent dans le même temps « qu'ils partagent certaines idées ». Un point de vue largement défendu par les sympathisants des deux formations concernées : 68% chez les sympathisants FN et 77% chez les sympathisants UMP. A l'inverse, plus d'un quart des Français (26%) ne font pas véritablement de distinction et considèrent ainsi que ces deux partis « sont d'accord sur un grand nombre d'idées » (une perception davantage partagée par les sympathisants de gauche – 44%) et seuls 6% des personnes interrogées indiquent que ces deux partis politiques n'ont rien en commun.