Étude TNS Sofres / Logica réalisée du 25 au 28 juin 2010 pour Métro et Kezeco auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d'agglomération.
En juillet, notre baromètre trimestriel Éco-Conso enregistre une nouvelle dégradation de l’indice du moral des consommateurs avec un indice de -40 (-6 points par rapport à avril). Cet indice se retrouve donc au même niveau qu’en juillet 2009, l’embellie constatée lors du 2e semestre 2009 ayant été balayée par le regain de pessimisme début 2010.
Une dégradation de la perception de la situation économique depuis le début de l’année 2010
Sur fond de débat sur le financement des retraites et sur les déficits publics et alors que la crise grecque et les doutes sur l’Euro ont fortement marqué l’actualité depuis avril, les Français affichent un pessimisme massif quant à la situation économique du pays : 86% la jugent mauvaise (+5 points par rapport à avril) contre seulement 12 % qui la jugent bonne (-4 points), niveau le plus bas atteint depuis la création de ce baromètre en juillet 2009. Un climat morose peu propice à la consommation : en dépit d’un terrain ayant eu lieu à l’approche des grandes vacances et à quelques jours du coup d’envoi des soldes, 80% des Français estiment que le climat n’est pas favorable aux achats (+4 points). Les prévisions de dépenses importantes diminuent également et sont inférieures à celles enregistrées l’an dernier à la même époque (58% vs 60% en 2009) : moins de travaux pour la maison en perspective (19% vs 22% des Français en prévoient) et également moins d’achat de voitures (9% vs 12%), la prime à la casse ayant été supprimée depuis le 1er janvier.
Le jugement sur la situation financière personnelle reste stable et plutôt positif en dépit des prévisions pessimistes que font les Français sur l’évolution de leur pouvoir d’achat
Une majorité de Français (57%, stable par rapport à avril) continue de juger sa situation financière bonne (contre 39% mauvaise, stable). Sur un an, ces chiffres sont restés stables malgré les variations enregistrées sur la perception de la situation économique française. Pour autant, les Français ne font guère preuve d’optimisme pour l’année à venir : 1 Français sur 2 (50%) pense que son pouvoir d’achat va diminuer au cours des 12 prochains mois contre 37% qui jugent qu’il va rester stable et seulement 10% qui tablent sur une augmentation.
Plus de 8 jeunes sur 10 (82%) ont eu un emploi au cours de leurs études ;
il s’agissait de la source de revenus principale pour plus d’un tiers
Alors qu’été rime avec job d’été pour de nombreux jeunes, nous avons voulu interroger ceux-ci sur les différents emplois qu’ils ont pu effectuer au cours de leurs études.
Alors qu’été rime avec job d’été pour de nombreux jeunes, nous avons voulu interroger ceux-ci sur les différents emplois qu’ils ont pu effectuer au cours de leurs études.
82% des jeunes de 16 à 30 ans disent avoir eu un emploi au cours de leurs études. Il s’agit avant tout d’un stage (50% en ont effectué un) ou d’un job d’été (44%). Les autres types d’emploi sont moins répandus : contrat d’apprentissage (18%) ou job pendant l’année, que ce soit de manière régulière (13%) ou occasionnelle (9%).
Cet emploi effectué pendant les études représentait pour plus d’un tiers de ces jeunes (37%) leur source de revenus principale, plus importante donc que les aides diverses qu’ils pouvaient recevoir par ailleurs (famille, bourse…). Pour 21% il s’agissait d’une source de revenus importante mais secondaire et enfin pour un dernier tiers une source de revenus marginale (34%). De quoi inquiéter lorsqu’on sait que la rémunération moyenne d’un stage est de 720 euros (source : L’Usine Nouvelle / PlaceOjeunes.fr).