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Le rôle des pères dans l'éducation des enfants

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17.06.2010 Étude publiée

Etude réalisée pour Pélerin

Survey Details

Etude réalisée pour Pèlerin les 18 et 19 mai 2010 par téléphone auprès d'un échantillon de 960 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, PCS) et stratification par région et catégorie d'agglomération.

  

A l’occasion de la fête des pères, le magazine Pèlerin a  interrogé les Français sur le rôle et la place des pères dans l’éducation des enfants en 2010. Où l’on découvre des Français moins conservateurs qu’on aurait pu le croire.

Pour une majorité de Français (56%), les pères remplissent mieux leur rôle aujourd’hui qu’avant

56% des Français pensent que les pères remplissent « mieux » leur rôle aujourd’hui qu’il y a trente ans, contre 14% qui pensent qu’ils le remplissent plutôt « moins bien » et 28% « ni mieux ni moins bien ».
Loin d’un auto-satisfecit, ce sont d’abord les femmes qui félicitent les pères : 67% des femmes estiment qu’ils remplissent mieux leur rôle, contre 45% des hommes ; les hommes âgés sont en effet davantage critiques à l’égard de leurs cadets : 39% des hommes de plus de 65 ans pensent que les pères d’aujourd’hui remplissent moins bien leur rôle (contre 34% qu’ils le remplissent mieux). Les femmes du même âge sont d’un avis contraire : 69% estiment que le rôle est mieux rempli aujourd’hui.

Les hommes jugent le rôle de père plus difficile qu’il y a trente ans (à 46%)

43% des Français estiment que le rôle de père n’est « ni plus facile ni plus difficile » qu’il y a trente ans, 41% qu’il est « plus difficile » et seuls 14% qu’il est « plus facile ».
Le sentiment varie selon le sexe : les femmes estiment dans leur majorité (46%) que la complexité du rôle n’a pas changé, alors que les hommes le trouvent plus difficile (46%). Les hommes âgés sont sur ce point plus indulgents, estimant dans leur majorité (58%) que le rôle est plus difficile ; les femmes âgées les rejoignent (46%).
Au final, les hommes âgés paraissent donc reconnaître que le rôle du père a changé, qu’il s’est complexifié, sans pour autant être persuadés que les nouveaux hommes aient adopté la bonne attitude.

La répartition traditionnelle des rôles entre père et mère est dépassée selon les Français

Interrogés - de manière volontairement clivée - sur la répartition traditionnelle des rôles entre père et mère - entre d’un côté la mère à laquelle on rattache davantage les notions d’amour et de réconfort et de l’autre le père censé représenter l’autorité et la protection -, les Français trouvent cette répartition très majoritairement (à 78%) « dépassée, car un père et une mère peuvent se répartir les rôles différemment ou se les échanger à certains moments » ; à l’inverse, seuls 21% pensent « qu’il faut préserver cette répartition, car c'est capital pour l'enfant que les rôles soient différentiés ».
Si toutes les catégories trouvent dans leur majorité la répartition traditionnelle dépassée, les plus conservateurs se trouvent parmi les hommes de plus de 65 ans (seuls 54% pensent que cette répartition est dépassée) et les sympathisants de droite (71%). Les plus « progressistes » sont les femmes (83% adhèrent à l’idée que la répartition est dépassée), les cadres (85%) et les 25-34 ans (85%), classe d’âge rassemblant les jeunes parents.

Concrètement, père et mère sont censés se partager les tâches d’éducation des enfants

Dans la pratique, les Français se montrent également particulièrement progressistes. Concernant la place du père au moment de l’accouchement, 48% estiment ainsi qu’elle est « dans la salle d’accouchement, pour soutenir la mère et couper le cordon » ; 39% pensent qu’elle est « dans la salle d’accouchement, dans un rôle de soutien », mais sans aller jusqu’à couper le cordon. Seuls 10% estiment que la place du père est « à la maternité, mais dans le couloir » et 1% qu’elle n’est « pas à la maternité ».

Nous avons également questionné les Français sur la répartition concrète des rôles pour certaines tâches éducatives. Là encore, les Français se posent en chantres de la parité : pour la majorité des tâches testées (« jouer », « écouter et conseiller », « fixer les règles et punir », « donner le biberon et changer les couches » et « aller aux réunions parents-professeurs »), plus de 9 Français sur 10 estiment que c’est autant au père qu’à la mère de s’en occuper. Sur le fait d’amener l’enfant chez le médecin/pédiatre, l’affirmation est moins massive : seuls 73% pensent que c’est autant à l’un qu’à l’autre de le faire.

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