Étude TNS Sofres / Logica réalisée du 26 février au 1er mars 2010 pour Le Figaro Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
La vague de mars de notre baromètre politique réalisée pendant le passage de la tempête Xynthia sur la France confirme le moral en berne des Français depuis septembre 2009 : après un moral au plus bas en 2008 (83% des Français estimaient que les choses avaient tendance à aller plus mal en décembre 2008), celui-ci s’était continuellement amélioré au cours du premier semestre 2009 (ils n’étaient « plus que » 72% en septembre 2009). Mais les annonces de hausse du chômage et les plans sociaux rendent la sortie de crise très improbable à court terme aux yeux des Français : ils étaient 76% à avoir une vision pessimiste en décembre et sont aujourd’hui 79% (+3 points), contre 8% qui disent que les choses vont en s’améliorant.
La cote du président de la République est également affectée depuis le second semestre 2009 : alors que 39% des Français lui faisaient confiance en octobre pour résoudre les problèmes qui se posent en France, ils ne sont désormais plus que 31% en mars (stable par rapport au mois dernier). La baisse de confiance se mesure tout particulièrement chez les employés (cote passant de 35% à 20% ; -15 points entre octobre et mars) et surtout chez les inactifs/retraités (cote passant de 48% à 36% ; -12 points), qui représentent plus d’un tiers de la population. Les personnes âgées, traditionnellement plus nombreuses à soutenir Nicolas Sarkozy, font désormais confiance au Président dans les mêmes proportions que les autres classes d’âge (35% des 65 ans et plus lui font confiance, 30% des 25-34 ans).
François Fillon perd, lui, 2 points (37%) et retrouve donc son niveau de janvier. Contrairement au Président, les personnes âgées lui font encore massivement confiance (48% des 65 ans et plus, contre 29% des 25-34 ans).
La campagne des régionales, lancée officiellement le 1er mars, semble avoir peu d’impact sur la popularité des personnalités politiques qui s’y sont engagées. Les plus fortes hausses concernent d’ailleurs des personnalités peu ou pas du tout investies dans la campagne : Dominique Strauss-Kahn (49% ; +5 points), premier du classement devant Bernard Kouchner (43% ; +4 points). Jean-Louis Borloo et Bertrand Delanoë gagnent tous les deux 6 points et se retrouvent à 40% de cote d’avenir, revenant au niveau d’il y a deux mois après la baisse de 5 points le mois dernier. Xavier Bertrand connaît également une forte augmentation de sa cote (22% ; +4 points). Valérie Pécresse ne semble pour sa part pas affaiblie par « l’affaire Soumaré », puisqu’elle reste stable à 19%.
A l’inverse, on ne peut que souligner la baisse de la cote d’avenir d’Olivier Besancenot (33% ; -3 points) et de François Bayrou (28% ; -3 points), dont la campagne pour les régionales s’avère pour chacun d’eux particulièrement difficile.
Dans notre mesure de la cote des partis, leurs partis respectifs sont d’ailleurs ceux qui décrochent le plus : 19% des Français ont une bonne opinion du NPA (-8 points par rapport à décembre), et 23% du MoDem (-4 points).
Autre enseignement de cette question : le PS engrange des points (38% en ont une bonne opinion ; +5 points par rapport à décembre, avec +16 points chez les sympathisants socialistes), tandis que l’UMP reste stable à 32% (+1 point).