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Baromètre Éco Conso - vague 1 - juillet 2009

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07.07.2009 Étude publiée

Étude TNS Sofres / Logica réalisée pour Métro et le Codice

Survey Details

Étude TNS Sofres / Logica réalisée du 26 au 29 juin 2009 pour Métro et le Codice auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d'agglomération.

Réalisée près d’un an après le début de la crise économique et financière et quelques jours après le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles annonçant le lancement d’un grand emprunt national, la première vague de notre baromètre Eco Conso réalisé pour le Codice et Métro souligne la vision extrêmement négative qu’ont les Français de la situation économique du pays.

Malgré ce contexte de crise, le regard que les Français portent sur leur situation financière personnelle reste majoritairement positif, même si la satisfaction reste modérée et très inégale dans la population.

Enfin, si les Français jugent la période actuelle globalement défavorable à la consommation, leurs prévisions de dépenses restent importantes - notamment en raison de la période estivale -, preuve que la consommation pourrait continuer à soutenir la croissance.

Une vision très noire de la situation économique du pays (83% de jugements négatifs)

Sans grande surprise, le constat que portent les Français sur la situation économique du pays est sans appel : seuls 14% la jugent bonne, contre 83% mauvaise et même 23% « très mauvaise ». Les plus critiques sont les commerçants et les chefs d’entreprise (37% de jugements « très mauvais »), les catégories modestes (38%), les ouvriers (33%) et les sympathisants de gauche (28%). A l’inverse, les sympathisants de droite sont un peu plus indulgents, avec 26% de jugements positifs, contre 71% de jugements négatifs.

La situation financière personnelle est, elle, jugée majoritairement positive (à 57%)

Interrogés parallèlement sur l’état de leur situation financière personnelle, une majorité de Français (57%) l’estime « bonne » contre 40% « mauvaise ». Ce résultat peut paraître contradictoire dans le contexte de crise actuel. Mais le fait qu’une part importante de la population soit protégée financièrement des aléas de la crise grâce à des revenus stables et assurés ou grâce à un fort pouvoir d’achat permet de l’expliquer. Ainsi, les retraités (qui représentent le quart de la population de plus de 18 ans) jugent à 56% leur situation bonne ; le pourcentage atteint 67% chez les salariés du public (qui représentent un actif sur cinq) et culmine à 82% chez les cadres.

Pour autant, les résultats mettent aussi en avant la forte disparité au sein de la population : 75% des individus de catégorie modeste jugent leur situation mauvaise, tout comme 54% des ouvriers et 46% des jeunes.

Malgré un climat jugé défavorable à la consommation (par 83%), les Français envisagent des dépenses importantes (pour 60% d’entre eux)

Si 57% des Français sont satisfaits de leur situation financière individuelle, ils restent néanmoins prudents en matière de consommation : seuls 14% d’entre eux jugent la situation actuelle favorable aux achats ; la situation macroéconomique prime donc sur la situation personnelle dans ce domaine.

Le moteur de la croissance de la France, la consommation des ménages, est-il pour autant cassé ? Pas pour l’instant apparemment, puisque 60% des Français envisagent des dépenses importantes dans les semaines et mois à venir. Les prévisions de dépenses sont relativement fortes concernant les travaux pour la maison (22% de citations), l’achat d’une voiture (12%) et un achat immobilier (7% dans l’ensemble et 16% chez les cadres). Elles sont aussi très largement liées à un effet saisonnier (22% de citations pour les vacances), d’où une possible baisse de ces dépenses à la rentrée scolaire.

La question d’actualité : quelle implication pour l’environnement dans sa consommation ?

A l’occasion de la première vague de notre baromètre Eco-Conso, et à la suite du succès remporté par les listes Europe Ecologie aux élections européennes, nous avons également voulu mesurer le degré d’implication des Français dans la protection de l’environnement en tant que consommateurs. Nous avons ainsi demandé aux répondants s’il leur arrivait de renoncer à un achat de consommation courante s’ils jugeaient le produit comme non respectueux de l‘environnement.

Un Français sur cinq (21%) déclare au final renoncer à un achat pour cette raison « très souvent » et 38% « de temps en temps » ; 17% n’y renoncent en revanche que « rarement » et 22% « jamais ». Les plus écolos-engagés de nos concitoyens sont les femmes (25% renoncent très souvent), les seniors (30%), les cadres (29%), les salariés du public (30%) et les plus diplômés (31%).

La question de connaissance économique : quel est le taux de chômage ?

Quel est le niveau de connaissance des Français en matière d’économie ? Pour pouvoir en juger, nous avons demandé aux répondants quel était le taux de chômage actuellement en France (la réponse étant d’après l’INSEE de 8,7% en France métropolitaine et de 9,1% avec les DOM-TOM au premier trimestre 2009).

Au final, seuls un peu plus d’un tiers des répondants (37%) ont pu donner un chiffre se rapprochant de la bonne réponse (entre 8% et 10% de la population active), 63% ayant donc donné soit une mauvaise réponse (50%), soit pas de réponse du tout (13%). 23% des Français vont même jusqu’à penser que le taux de chômage est de 20% ou plus : parmi ces mauvais élèves, on retrouve principalement des femmes (27% ont cité un chiffre de cette ampleur), les jeunes (32%), les ouvriers (32%) et les employés (29%), les non diplômés (31%) et les sympathisants de gauche (29%).

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