Sondage réalisé les 7 et 8 juillet 2010 pour Publicis Consultants, iTélé, Europe 1 et Le Monde, en face-à-face au domicile des interviewés auprès d'un échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
Légère décrispation des Français sur les indicateurs économiques
Avec 21% des Français (+1 point) qui sont confiants dans l’amélioration de la situation économique et 77% (-1 point) qui expriment le sentiment contraire, notre Indice de Confiance Economique des Français affiche donc une très légère embellie de 2 points à -56.
Cette tendance s’explique principalement par un contexte économique globalement plus détendu qu’au mois de juin, où la situation était alors rendue très incertaine par la forte chute de l’Euro. Par ailleurs, l’actualité médiatique concentrée sur l’affaire Woerth-Bettencourt et la Coupe du Monde de football a pu quelque peu masquer le reste de l’actualité, et notamment les déceptions exprimées à l’issue du G20.
On note ainsi une baisse particulièrement forte de la défiance vis-à-vis des effets de la mondialisation (64% ne sont pas confiants ; en chute de 6 points). Cette baisse de défiance touche également les autres domaines même si le pessimisme reste très majoritaire : 84% ne sont pas confiants dans la situation du chômage (-2 pts), 83% concernant le pouvoir d’achat (-2 pts), le financement des retraites (-2 pts) ou la dette/les déficits publics (-3 pts).
Près des 2/3 des Français estiment inévitables une réduction des dépenses publiques (63%) et une réduction des niches fiscales (62%) ; seule une courte majorité de Français (53%) juge l’augmentation des impôts inévitable
Interrogés sur différents moyens permettant de lutter contre les déficits publics, les Français jugent inévitable à la fois de réduire les dépenses publiques (63%) et de réduire ou supprimer certaines niches fiscales (62%). On note un certain consensus chez les Français concernant la nécessité de recourir à ces deux moyens d’actions : cette mesure est jugée inévitable à gauche (64% concernant par exemple la réduction des dépenses) comme à droite (65%), chez les salariés du public (65%) comme du privé (64%). Les catégories aisées et les cadres sont cependant plus nombreux (environ les trois-quarts) à les juger inévitables que les catégories populaires et ouvrières (une peu plus de la moitié seulement).
La nécessité d’augmenter les impôts et les taxes n’est, elle, relevée que par une courte moitié des Français (53%). Les sympathisants de droite sont plus nombreux (60%) à juger ce moyen inévitable, davantage que ceux de gauche (50%), que les catégories modestes (40%) ou les catégories ouvrières (49%). Sans doute peut-on lire chez ces dernières catégories - et plus globalement chez les Français - l’expression d’une crainte mais également le sentiment que d’autres solutions devraient être envisagées dans le cadre de la réduction des déficits.