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Les médecins face aux pratiques d'actes injustifiés

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05.07.2012 Étude publiée

Etude réalisée pour la FHF - Fédération Hospitalière de France

Survey Details

 Étude réalisée online pour La Fédération hospitalière de France du 27 avril au 4 mai 2012, auprès d'un échantillon national de 803 médecins (402 médecins hospitaliers, 201 médecins spécialistes libéraux, 200 médecins généralistes libéraux). Echantillon redressé pour que l'ensemble des réponses soit représentatif du corps médical.

La relation médecin-patient pâtit des demandes croissantes… et injustifiées ?

De façon générale, les relations des médecins avec les patients sont jugées en évolution (seuls 6% des médecins estiment que les relations n’ont pas évolué). Selon eux, cette évolution réside surtout dans les demandes croissantes de la part des patients en matière d’information (pour 79% des médecins interrogés), puis dans l’incitation à réaliser des examens supplémentaires en raison des risques de mise en cause judiciaire pour 53% des médecins interrogés).

A noter que les médecins généralistes citent un peu cette deuxième source d’évolution : les risques de mise en cause judiciaire étant cités par 60% d’entre eux.

Un jugement sur la pertinence des actes médicaux différent selon le profil de médecins

Pour l’ensemble des médecins interrogés, de façon générale, 72 actes réalisés sur 100 sont pleinement justifiés.

Ce jugement global est à nuancer selon le profil des médecins :

· pour les médecins spécialistes libéraux, ce sont 76 actes sur 100 qui sont pleinement justifiés,

· alors que pour médecins généralistes libéraux ce sont seulement 68 actes sur 100 qui le sont.

Cette différence se retrouve lorsqu’on demande aux médecins de juger la pertinence des actes et examens exercés dans leur propre discipline : les médecins généralistes sont plus critiques en estimant pour plus d’un quart d’entre eux (27%) que les actes réalisés sont souvent injustifiés (pour plus de 20% des actes et examens). Ce chiffre est de 20% pour l’ensemble des médecins, et de 15% seulement parmi les médecins hospitaliers.

Ce jugement plus dur des généralistes sur la pertinence des actes réalisés est logique puisqu’il est noté plus haut qu’ils se sentent plus souvent incités à réaliser des examens supplémentaires.

Demande des patients et peur du risque judiciaire sont les principales raisons évoquées à la réalisation d’actes injustifiés

Ainsi, lorsqu’on demande aux médecins pour quelles raisons certains actes médicaux sont réalisés alors qu'ils ne sont pas forcément justifiés, les principales raisons citées sont les demandes des patients (pour 85% des médecins interrogés, 93% des médecins généralistes), suivies par la peur du risque judiciaire (58% des citations).

Les médecins hospitaliers, quant à eux, sont plus nombreux à évoquer le problème de formation des médecins (cité par 57% d’entre eux vs 39% pour l’ensemble des médecins interrogés) et l’absence de contrôle des pratiques (42% vs 27% pour l’ensemble).

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