Étude réalisée par Internet le 28 juin 2012 pour l'émission CQFD de iTélé auprès d'un échantillon de 1018 individus âgés de 18 ans et plus. Echantillon national représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé, région).
Atmosphère tendue à Merkhollande
Alors qu'un sommet européen décisif vient de s'ouvrir à Bruxelles, les Français estiment que le couple franco-allemand bat de l'aile : ils sont en effet 64% à juger que les relations entre François Hollande et Angela Merkel sont mauvaises.
Et pour cause, le bras de fer semble plus dur : près de 4 Français sur 10 (39%) jugent que la chancelière allemande est trop ferme vis-à-vis du Président français, 9% pensent au contraire qu'elle n'est pas assez ferme et 33% approuvent sa position (19% ne se prononcent pas). Rappelons que lors de la précédente mesure effectuée sous la présidence Sarkozy début décembre, ils étaient 30% à juger qu'Angela Merkel était trop ferme vis-à-vis du Président français. Si l'on en croit les Français, la chancelière serait donc plus dure à l'égard de François Hollande que de Nicolas Sarkozy.
Inversement, près d'un tiers des Français (32%) juge que François Hollande n'est pas assez ferme face à la chancelière, 12% trop ferme et 31% approuvent son attitude. Cette demande de fermeté avait également été adressée à son prédécesseur, et même de manière encore plus forte puisqu'ils étaient 41% au mois de décembre à juger que Nicolas Sarkozy n'était pas assez ferme vis-à-vis d'Angela Merkel.
Progrès importants de l'opinion sur l'intégration européenne
Alors que la question de la mutualisation de la dette fait débat en Europe, l'idée d'une solidarité plus poussée entre les pays fait son chemin : 49% des Français pensent que dans le contexte de crise actuel, les Etats membres de l'UE devraient faire davantage preuve de solidarité entre eux, soit 9 points de plus que la précédente mesure effectuée en décembre dernier, contre 33% qui d'avis contraires (-8) et 18% ne se prononcent pas.
De la même manière, l'abandon d'une partie de la souveraineté budgétaire progresse, même si les Français demeurent très partagés sur la question : 42% (+7) approuvent l'idée de faire valider notre budget par l'UE avant de le faire voter par le Parlement français, contre 37% d'avis contraire (-8), et 21% des personnes interrogées ne se prononcent pas sur la question.