Étude TNS Sofres / Logica réalisée par téléphone les 1-2 mars 2010, pour France télévisions, Radio France et Le Monde, auprès d'un échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
Notre 2e vague d’intentions de vote pour les élections régionales, réalisée un mois après la première vague, les 1er et 2 mars, met en avant des mouvements d’intentions de vote assez limités.
Dans le détail, l’ensemble des listes socialistes et divers gauche progresse de 2 points avec un total de 30% d’intentions de vote (28% pour les listes Parti socialiste et 2% pour les listes divers gauche). Le Front de Gauche gagne lui 1 point (7%) tandis que les listes d’extrême gauche sont en baisse : les listes NPA (1,5% ; -2 points) se retrouvent même désormais derrière les listes LO (2,5% ; -0,5 point). Les listes Europe Ecologie perdent un point avec 12% d’intentions de vote, avec de surcroît un électorat qui reste toujours plus fragile que pour les autres partis.
Les listes de droite restent stables avec 31% d’intentions de vote : les listes UMP – Nouveau Centre – CPNT – MPF se maintiennent à 30% et listes divers droite à 1%. Le Front National perd 0,5 point (8%).
Au global, le niveau d’intérêt pour les élections reste très bas (49% d’intérêt contre 51% de désintérêt), laissant présager un taux d’abstention élevé. Surtout, la mobilisation des électorats est très variable : si les électeurs potentiels de l’UMP sont assez sûrs de leur vote (à 78%), tout comme les sympathisants PS (69%), la mobilisation de l’électorat des Verts reste encore très fragile (avec 55% de sûreté de choix), et sans comparaison avec les enquêtes pré-électorales du scrutin des Européennes.
Interrogés sur la qualité de la campagne menée par les différents partis, les Français semblent avoir du mal à se prononcer, en raison du manque d’intérêt pour ces élections ; ils notent également de manière sévère les différents partis, y compris lorsqu’il s’agit du parti pour lequel ils souhaitent voter.
Le parti qui s’en tire le mieux sont Les Verts (32% des Français estiment qu’ils mènent une bonne campagne).
Le PS et l’UMP sont au coude à coude (respectivement 24% et 23% de réponses positives), suivis du Front de Gauche (16% d’opinions positives, mais surtout un fort plébiscite de la part de leur électorat avec 66% de réponses positives).
Lutte Ouvrière (11% de réponses positives) et l’Alliance Ecologiste indépendante (11%) devancent le NPA (8%), le MoDem (9%) et le FN (10%, mais davantage d’opinions négatives que les autres partis).
Si ces élections restent bien sûr par définition des élections locales avec des enjeux de proximité, la dimension nationale du scrutin semble tout de même prévaloir dans le choix des électeurs de gauche. En effet, si 51% des Français déclarent pour ce scrutin ne se prononcer ni pour ni contre le gouvernement et Nicolas Sarkozy, 32% plutôt pour manifester leur désaccord et 14% leur soutien, la motivation de manifester un désaccord est en revanche forte parmi l’électorat de gauche (53% des sympathisants socialistes et 65% des sympathisants du Front de Gauche).