Étude TNS Sofres / Sopra Group réalisée par Internet le 21 juin 2012 pour l'émission CQFD de iTélé auprès d’un échantillon de 1026 individus âgés de 18 ans et plus. Echantillon national représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé, région).
Une stratégie électorale de l'UMP approuvée tièdement par un sympathisant sur deux
Interrogés sur le positionnement de l'UMP pendant les campagnes présidentielle et législatives qui viennent de s'achever, 50% des sympathisants UMP approuvent son positionnement, un quart estime que l'UMP n'était pas assez à droite et 16% trop à droite (9% ne se prononcent pas).
De la même manière, la stratégie du « Ni-Ni » adoptée lors des élections législatives est approuvée par les sympathisants UMP à 55%, contre 39% d'avis contraire. Parmi ceux qui rejettent le « Ni-Ni », les choses sont très claires : 71% pensent qu'il faut que l'UMP s'allie avec le Front National, 16% que l'UMP forme avec la gauche un Front républicain, et 13% ne se prononcent pas.
Des sympathisants UMP qui hésitent sur la priorité de l'UMP pour l'avenir
Pour l'heure, les sympathisants UMP ne savent pas vraiment s'il faut avant tout se choisir un chef (38%), revoir la stratégie et les alliances (32%) ou revoir les idées et les propositions (26%) et 4% ne se prononcent pas.
La majorité absolue pour le PS à l'Assemblée, une bonne chose pour une majorité de Français mais une opinion plus partagée concernant les « pleins pouvoirs »
De manière très cohérente avec leur vote de la semaine dernière, 50% des Français pensent que c'est une bonne chose que le PS ait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Ils ne semblent pas inquiets du fait que le PS ait « les pleins pouvoirs » : 30% pensent que c'est une bonne chose, 38% une mauvaise chose, 23% ni une bonne ni une mauvaise chose (9% ne se prononcent pas). Tout se passe comme si, les Français, très pragmatiques, attendaient de juger sur pièce de l'exercice du pouvoir.
Les contraintes externes, principales limites au pouvoir du Parti Socialiste d'après les Français
Selon les Français, ce qui limite aujourd'hui le pouvoir du PS, c'est d'abord la situation économique (57%) et les partenaires européens et internationaux de la France (41%). Ensuite, c'est l'interne et surtout les divisions à l'intérieur de son propre camp (20%).
Mais l'opposition (11%), les alliés politiques (9%), les syndicats (8%), la presse (5%) et les associations, les ONG (1%), n'apparaissent pas aujourd'hui comme les principaux contre-pouvoirs face au Parti Socialiste.