En baisse d’un point, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau avec 31% Français qui lui font confiance
Réalisée quatre jours après l’intervention du Président de la République sur TF1, la nouvelle vague de notre baromètre politique réalisé pour Le Figaro Magazine montre que Nicolas Sarkozy n’a pas rassuré les Français dans ce contexte de crise. A noter que notre étude a donc été réalisée après l’annonce de la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream, et a débuté le jour même de l’appel formé par le parquet de Paris le vendredi 29 janvier.
Pour mémoire, la cote de Nicolas Sarkozy est la plus basse enregistrée depuis 1981 par un Président de la République deux ans et demi après son élection/réélection. Mis à part le second quinquennat de Jacques Chirac (où celui-ci avait atteint des records d’impopularité avec seulement 16% de cote de confiance), elle est même la plus basse enregistrée depuis 1981, à égalité avec François Mitterrand en 1991 et 1993.
La baisse de confiance est surtout perceptible chez les employés (-4 points) et les catégories modestes (-8 points). Elle est aussi perceptible chez les inactifs/retraités (-2 points), avec un impact important au final puisque ceux-ci représentent une part significative de la population (plus d’un tiers). Soutien habituel du Président, la confiance des inactifs/retraités baisse continuellement depuis fin 2009 (47% lui faisaient confiance en novembre, 39% en décembre, 38% en janvier et donc 36% ce mois-ci).
François Fillon semble lui imperméable à cette baisse et sa cote est même créditée de 2 points par rapport à janvier (39%).
Plusieurs membres du gouvernement obtiennent leur plus bas niveau depuis 2007 après une chute continue
Parmi les personnalités politiques testées dans notre baromètre, notons que Rama Yade (+2 points, 42% de cote d’avenir) reprend la 2e place à Martine Aubry (40%, -1 point) derrière Dominique Strauss-Kahn (44%, -1 point). La première secrétaire du PS reste la préférée des sympathisants de gauche (63%), loin devant Olivier Besancenot (52%).
Parmi les évolutions positives, Ségolène Royal regagne 3 points (30%) après une sévère chute depuis novembre, alors que son ancien compagnon François Hollande continue d’engranger des points (29%, +2 points, soit +10 points depuis novembre), et Laurent Fabius semble bénéficier d’un soutien de l’opinion suite à la polémique liée à la déclaration de Georges Frêche (+2 points, 22%).
Côté gouvernement, on remarque que plusieurs ministres voient leur cote régulièrement baisser depuis leur entrée en fonction en 2007 et connaissent aujourd’hui leur plus bas niveau : c’est le cas de Bernard Kouchner (39%, -1 point ; entré au gouvernement avec une cote de 63%), de Jean-Louis Borloo (34%, -5 points ; 60% en juin 2007), Roselyne Bachelot (21%, -3 points ; 32% en juin 2007), voire de Michèle Alliot-Marie (32%, -2 points, 48% en juin 2007 et 31% en avril 2009).
Même si les autres ministres ne connaissent pas des niveaux planchers, la tendance est également à la baisse : Christine Lagarde perd 2 points (29%), tout comme Valérie Pécresse (19%), Brice Hortefeux (16%) et Eric Woerth (14%), alors que Eric Besson reste stable (18%), tout comme Xavier Darcos (+1 point, 18%).
Dans les rangs de l’UMP, Jean-François Copé reste stable (21%) mais Xavier Bertrand perd 3 points (18%).
Côté opposition, François Bayrou perd 3 points (31%), et à gauche Bertrand Delanoë (34%, -5 points), Benoit Hamon (14%, -5 points) et Arnaud Montebourg (14%, -3 points) connaissent les plus fortes baisses.