Nicolas Sarkozy continue sa hausse dans l'opinion (25% ; +3 points).
À gauche, Hollande (46%) et Aubry (45%) toujours au coude-à-coude
Si la cote de confiance de Nicolas Sarkozy reste encore faible, la hausse se confirme (25%, +3 points et +5 points en deux mois).
Cette progression de 3 points, cumulée à celle de 2 points du mois dernier, confirme sa remontée depuis le niveau historiquement bas du mois de mai dernier (20%). De même, si la défiance à son égard avait atteint son niveau le plus élevé en mai et juin dernier (76%), elle diminue ce mois-ci de 3 points pour s'établir à 73%. Ce regain de confiance s'observe parmi toutes les catégories : aisées (+4 points à 28%), populaires (+2 points à 17%), inactifs (+2 points à 28%) ainsi que chez les sympathisants UMP (+3 points à 75%) ou PS (+3 points à 7%).
La confiance envers le Président de la République n'avait pas connue de hausse consécutive sur deux mois depuis 2009, au moment des élections européennes. La stratégie de moindre exposition médiatique et sa présence sur la scène internationale semblent donc pour l'instant lui réussir.
La situation est relativement similaire pour François Fillon dont la cote de confiance n'évolue que très légèrement par rapport au mois dernier (35%, +2 points). La défiance envers le Premier ministre, après avoir atteint son niveau record en juin, peine à diminuer (- 1 point à 61%).
Des cotes d'avenir peu influencées par une actualité politique pourtant riche :
François Hollande (46%), Martine Aubry (45%) et Nicolas Hulot (44%) toujours en tête
Globalement, peu de changements majeurs sont à noter dans le classement des personnalités politiques, classement toujours dominé par des personnalités de gauche au coude-à-coude : François Hollande (46%), Martine Aubry (45%) et Nicolas Hulot (44%). Notre terrain d'enquête, réalisé du 24 au 27 juin, a eu lieu avant la candidature officielle de Martine Aubry, après le vote à la primaire EELV mais avant la proclamation des résultats.
François Hollande, talonné de près par Martine Aubry, conserve donc la première place à 46% et confirme son ascension commencée au mois de février et sa forte hausse du moins dernier (+6 points) suite au retrait de Dominique Strauss-Kahn. Auprès des sympathisants de gauche et PS, sa cote d'avenir est maintenant légèrement supérieure (68% et 71%) à celle de Martine Aubry qui chute respectivement de 6 points à 66% et 8 points à 68% auprès de ces populations. En ce début de campagne officielle de la primaire, Ségolène Royal reste, elle, stable à 28% et Emmanuel Valls (18%) et Arnaud Montebourg (15%) connaissent une légère baisse, d'autant plus prononcée chez les sympathisants de gauche et du PS (-11 points pour E. Valls à respectivement 21% et 23% et -7 points pour A. Montebourg à 22%).
Le vote pour la primaire d'Europe Ecologie Les Verts ne modifie pas la donne pour les candidats : Nicolas Hulot reste stable à 44 % en 3e position (69% auprès des sympathisants Verts) et Eva Joly perd 2 points à 21% (46% auprès des sympathisants Verts).
Au centre, le lancement de l'Alliance, annoncé au cours de la réalisation de l'enquête, n'impacte pas non plus la cote d'avenir des personnalités politiques concernées. Au devant de la scène, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin ne bénéficient pas de cette dynamique, leur cote d'avenir se stabilisant respectivement à 37% et 13%. Rama Yade, quant à elle, tire profit de sa démission de l'UMP et de son rapprochement avec Jean-Louis Borloo avec une cote d'avenir qui augmente de 2 points (38%).
A droite, Christine Lagarde connaît une chute de 4 points après avoir bénéficié d'une forte hausse le mois dernier (+11 points) dans le cadre de sa candidature à la direction du FMI (sa nomination officielle à la direction du FMI ayant eu lieu après la réalisation du terrain). Elle passe de la 4e à la 6e place du classement avec une cote d'avenir à 37%. Luc Chatel, quant à lui, bénéficie de son intervention dans le cadre des fraudes au Bac avec une cote d'avenir qui augmente de 5 points à 19%.
Enfin, Marine Le Pen reste stable avec toujours un quart des Français qui lui accordent leur sympathie (cote d'avenir à 26%) et 37% chez les ouvriers.