Étude réalisée par téléphone sur fixe et mobile du 9 au 19 décembre 2009 pour le Centre de Recherche Politique de Sciences Po (CEVIPOF), associé à l’Institut Pierre Mendès-France et Edelman Trust, auprès d'un échantillon de 1500 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas (sexe Í âge, niveau de diplôme, profession du chef de ménage PCS avec reclassement des retraités selon leur ancienne profession) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
Le Centre de Recherche Politique de Sciences Po (CEVIPOF), associé à l’Institut Pierre Mendès-France et Edelman trust , a mis en place une enquête intitulée « Baromètre CEVIPOF de la confiance politique » et demandé à TNS Sofres de réaliser la 1re vague de ce baromètre. Cette enquête se propose de mesurer les dimensions de la confiance en regard des pratiques politiques.
Cette première vague d’enquête a été réalisée du 9 au 19 décembre 2009 par téléphone sur fixe et mobile auprès d'un échantillon de 1500 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales. Elle a été administrée selon la méthode des quotas (sexe, âge, niveau de diplôme, profession du chef de ménage PCS avec reclassement des retraités selon leur ancienne profession) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
Les résultats de cette première vague montre des Français toujours très fortement défiants vis-à-vis des dirigeants et institutions politiques. Une défiance qui se déploie dans un contexte où la crise économique et financière, cristallisant le marasme perceptible depuis plusieurs années, accentue également la défiance à l’égard des entreprises et la remise en cause du système capitaliste. Or, alors même que cette crise pouvait aussi apparaître comme une opportunité d’amender ce système défaillant, tout se passe comme si les Français n’avaient pas, pour l’heure, le sentiment que leurs dirigeants se soient saisis de cette occasion. Ce qui ne peut qu’accroître la défiance à leur encontre.
Dans ce contexte, certaines institutions conservent néanmoins grâce à leurs yeux dont la plupart se rapportent à une seule : l’Etat qui, avec à travers les services publics, le système de protection sociale et ses fonctions régaliennes apparait comme un véritable bouclier-résistant face à un avenir qui apparaît bien sombre.
Au-delà, les Français disent avant tout compter sur eux-mêmes dans un contexte où les choses semblent ne pas aller si mal au plan individuel. Et leur relative confiance personnelle irrigue également les liens interpersonnels qu’ils tissent de façon horizontale entre eux et qui se traduit encore, pour une proportion importante d’entre eux, par une ouverture à leur environnement, une volonté de s’informer, de comprendre et de réagir. Même si les perceptions qu’ils ont de ce environnement leur fait cependant craindre le pire au plan collectif pour l’avenir et surtout celui de leurs enfants.