Étude TNS Sofres / Logica réalisée par téléphone les 1-2 février 2010, pour France télévisions, Radio France et Le Monde, auprès d'un échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
La première vague de notre baromètre d’intentions de vote des Français pour les élections Régionales, réalisée les 1er et 2 février, montre un intérêt pour l’instant assez faible des Français pour cette élection : seuls 45% se disent intéressés par ce scrutin, 55% étant au contraire peu ou pas du tout intéressés.
Les intentions de vote soulignent un rapport de force très majoritaire pour les listes de gauche et d’extrême-gauche : les intentions de vote pour ces listes forment un total de 53.5% contre 39.5% pour les listes de droite.
Dans le détail, les listes de la gauche parlementaire obtiennent 47% d’intentions de vote, soit leur plus haut niveau. Les listes PS totalisent 28% d’intentions de vote. Les Verts, avec seulement 13% d’intentions de vote, obtiendraient un score certes moins important que pour les Européennes (16.3%), mais plus avantageux que lors des précédents scrutins (7.4% au mieux lors des Européennes 2004) ; leur électorat des Européennes se reporte pour le prochain scrutin majoritairement sur les listes PS.
Le MoDem ne recueille que 4% d’intentions de vote, un niveau plus faible bien sûr que lors de la Présidentielle 2007 (18.8% pour le candidat Bayrou), mais aussi qu’aux législatives (7.7%) ; l’électorat bayrouiste semble préférer pour le prochain scrutin les listes PS ou même Verts-Europe Ecologie.
Enfin, la droite parlementaire, avec 31% d’intentions de vote, connaît son plus bas niveau (avec pour mémoire un score de 34.5% pour le premier tour de l’élection Présidentielle de 2007 ou encore 45.7% lors des législatives 2007).
Le bilan des Français sur l’action de leur Conseil régional est très majoritairement positif, même à droite : 69% le jugent satisfaisant en moyenne, pour 66% des sympathisants de droite.
Les Français déconnectent dans leur majorité l’enjeu du scrutin de la politique exercée par le gouvernement et Nicolas Sarkozy : 15% ont l’intention d’exprimer leur soutien au pouvoir exécutif, 31% leur désapprobation, et pour 48%, l’opinion à l’égard des dirigeants du pays n’aura pas d’influence dans leur vote. Les attitudes varient en fonction de la liste pour laquelle ils comptent voter : les électeurs de gauche, à l’exception de ceux déclarant vouloir voter pour les Verts-Europe Ecologie, souhaitent majoritairement marquer leur désapprobation. Ceux de droite, plutôt que marquer leur soutien (46%), ne font pas rentrer en jeu leur opinion à l’égard du gouvernement et de Nicolas Sarkozy (51%).
Pour autant, les Français sont partagés quant à ce qui va déterminer leur vote : une petite moitié (45%) se détermineront surtout en fonction des problèmes nationaux quant une plus large moitié (52%) se détermineront en fonction des enjeux locaux. Les électeurs potentiels des deux grands partis, PS et UMP, davantage que les autres, s’attachent à la situation locale (respectivement 58% et 52% de citations).