Retour à la liste des études

L'avenir du système capitaliste en Europe

Envoyer par email

07.01.2009 Étude publiée

Etude réalisée pour le Secrétariat d’Etat à la Prospective, à l’Evaluation des politiques publiques et au Développement de l’économie numérique

Survey Details

Etude réalisée par téléphone par TNS Sofres entre le 9 et 18 décembre, auprès d’échantillons représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus dans les pays suivants :

  • Royaume-Uni (963 individus),
  • France (952),
  • Allemagne (942),
  • Suède (485) 
  • Espagne (956).

Pour le volet chefs d’entreprise, un échantillon représentatif de 300 entreprises de plus de 10 salariés.

A l’occasion du Colloque « Nouveau Monde, Nouveau Capitalisme » qui se tient les 8 et 9 janvier à Paris, Eric Besson, Secrétaire d’Etat à la Prospective, à l’Evaluation des politiques publiques et au Développement de l’économie numérique, a demandé à TNS Sofres d’évaluer, au-delà de la crise, la perception du grand public à l’égard de l’avenir du système capitaliste en Europe.

TNS Sofres a réalisé une étude auprès de la population de 5 pays : France, Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Espagne. Une analyse complémentaire a été effectuée pour la France auprès des chefs d’entreprise de plus de 10 salariés.

Comment la crise actuelle est-elle perçue ?

L’ensemble des 5 pays européens interrogés est unanime : 81% estiment que cette crise remet en cause nos valeurs et nos façons de vivre. C’est notamment un sentiment partagé par 87% des Espagnols et des Anglais, 82% des Suédois, et dans une moindre mesure par 79% des Allemands et 74% des Français.

Au-delà de la crise, quel regard les 5 pays européens interrogés portent-ils sur le capitalisme ?

Doit-il être réformé, ou non, en totalité ou pas ? 52% des Européens souhaitent une réforme du système capitaliste sur quelques points (contre 31% une réforme en profondeur). L’opinion publique française se singularise : seuls 38% des Français veulent une réforme sur quelques points seulement, tandis que la majorité d’entre eux réclame une réforme en profondeur (53%).

Les pronostics des populations des différents pays montrent un certain scepticisme quant à la capacité du capitalisme à se réformer. Ainsi, 7% des Européens interrogés pensent que le système capitaliste sera réformé en profondeur (alors qu’ils sont 31% à le souhaiter) tandis que 35% estiment qu’il ne sera pas réformé (contre 11% qui le souhaitent).

Une demande d’intervention de l’État

Une majorité des personnes interrogées (51%) considère que l’État n’intervient pas assez dans la vie économique de leur pays. Cependant, des disparités existent entre les pays. En France, 59% de nos compatriotes estiment que l’État n’intervient pas assez dans la vie économique, et seulement 42% des chefs d’entreprise. A l’inverse, seuls 38% des Espagnols et 24% des Suédois pensent que l’État n’intervient pas assez.

Même configuration pour la protection sociale où l’intervention étatique est jugée insuffisante par 53% des populations européennes interrogées. En France, toutefois, les chefs d’entreprise jugent que l’État intervient trop (36%) ou comme il faut (36%).

Une aspiration au retour des valeurs humanistes face à l’individualisme et au consumérisme

 La consommation, l’individualisme et la recherche de la performance sont les valeurs qui ont pris le plus de place, selon les populations des 5 pays (respectivement 70%, 62% et 56% au niveau global), au cours des dernières années.

Mais lorsqu’ils s’expriment sur les valeurs qu’il faudrait privilégier dans les années à venir, le classement place au premier rang les valeurs collectives : le respect d’autrui (91%), le sens de la famille (88%) et la responsabilité individuelle (81%) constituent le peloton de tête.

Dans ce contexte de crise et méfiance, vers qui se tourner pour améliorer les choses ?

Dans les 5 pays européens, ce sont les acteurs suivants qui inspirent le plus confiance : les gouvernants (39%), les scientifiques (37%) et les enseignants (35%).

En France, 39% des Français (et 61% des chefs d’entreprise) pensent que cette amélioration viendra d’eux-mêmes. Les scientifiques remportent également leurs suffrages (39% des citations). Viennent ensuite les associations de citoyens (36% des réponses). Seuls 30% des Français citent les gouvernants.

Brice Teinturier
  • Brice Teinturier
  • DGA TNS Sofres
  • +33 (0)1 40 92 47 70
Envoyer un message
Emmanuel Rivière
  • Emmanuel Rivière
  • Directeur de département
  • +33 (0)1 40 92 46 30
Envoyer un message

© 1998-2010 Taylor Nelson Sofres, A Kantar Group Company. Tous droits réservés. TNS Sofres, 138 avenue Marx Dormoy, 92129 Montrouge cedex, France